Chaque année, le dernier samedi de mars, le monde célèbre l’Heure de la Terre. Il s’agit de la plus grande mobilisation mondiale pour la protection de l’environnement.
Des dizaines de monuments emblématiques éteignent leurs lumières pendant une heure pour rappeler que la protection de la planète est l’affaire de tous. De nombreuses villes seront plongées symboliquement dans le noir. Cependant, au Moyen-Orient, en pleine guerre, cette occasion était t paradoxale.
Les lumières sont éteintes mais les répercussions écologiques de la guerre continuent ! La récente escalade militaire rappelle que les conflits armés modernes provoquent des catastrophes environnementales désastreuses sur le long terme, impactant les vies humaines sur des générations.
Dans la nuit du 7 au 8 mars, l’armée israélienne a mené une frappe de missiles sur quatre dépôts pétroliers et un site logistique d’hydrocarbures à Téhéran, causant la mort de plusieurs personnes. Au matin, les habitants de la capitale ont découvert un ciel apocalyptique, d’un noir si intense que le soleil semblait ne pas s’être levé.
Les témoignages décrivent une épaisse fumée toxique et une pluie acide et noire, chargée de résidus pétroliers. L’ensemble des conséquences écologiques et sanitaires de ces frappes n’est pas encore pleinement mesurable, selon Agir pour l’environnement.
En fait, les guerres ne détruisent plus seulement des territoires ou des infrastructures. Elles perturbent désormais les systèmes écologiques dont dépend la stabilité des sociétés.
Les frappes visant des installations pétrolières, les incendies industriels et les atteintes aux infrastructures énergétiques ont provoqué d’importantes pollutions atmosphériques et hydriques, exposant les populations à des risques sanitaires immédiats et à long terme, affirme IRIS.
Au-delà des incendies ou autres destructions spectaculaires, les explosions de munitions et les débris militaires peuvent également contaminer durablement les sols. Des analyses menées dans plusieurs zones de conflit ont mis en évidence la présence de métaux lourds tels que le plomb, le cadmium, le nickel ou le chrome dans les zones bombardées. Ces contaminants peuvent être persistants dans les sols et pénétrer progressivement les chaînes alimentaires.




