Al-Masri Al-Youm
Par Abdel Latif Al Ménaoui
La population mondiale a franchi le seuil des huit milliards d’âmes. Au lieu que ce soit une occasion pour célébrer la diversité et l’évolution que le monde vit sur cette planète, cette nouvelle engendre des craintes liées à l’exploitation des ressources de la Terre par ce nombre énorme d’habitants surtout dans le cadre de la dégradation actuelle dont souffrent déjà les ressources de la planète, affirme l’écrivain Abdel Latif Al Ménaoui, dans un article publié par le quotidien Al-Masri Al-Youm. C’est vrai que nous sommes chanceux de vivre dans cette ère de modernisation dans le domaine de la santé et du traitement.
Les gens vivent plus longtemps grâce aux bons services sanitaires, les meilleures alimentations… Pourtant, cette ère témoigne d’un déséquilibre dans la répartition des richesses et des ressources, ainsi que dans la nature démographique dans diverses régions. L’Egypte et nombre de pays arabes enregistrent de grandes évolutions liées à la structure d’âge des populations. Ce qui engendre de graves répercussions sur les taux de croissance sur les court et long termes. La tranche de la population âgée de 15 à 64 ans, s’élargit, selon les études onusiennes.
Ce qui augmente le taux de la main d’œuvre dans le cadre d’un manque d’emploi, engendrant ainsi une hausse du chômage et un recul du développement. Ainsi l’augmentation de cette tranche se transforme-t-il d’avantage en inconvénient. Il est impossible de séparer la crise en Egypte, dont la population a dépassé les 104 millions d’âmes, de celle de la crise à l’échelle mondiale. C’est vrai que l’Etat a lancé plusieurs initiatives pour contrer la surpopulation mais il est temps d’adopter des mesures plus sérieuses que ce soit de la part des responsables ou des citoyens, pour appliquer ces initiatives.
L’Etat cherche à profiter de la croissance grandissante de la population, notamment des jeunes à l’âge de travail, soit en fournissant des emplois (en encourageant l’investissement) ou en créant de nouveaux domaines d’études allant de pair avec le marché de travail.
En fait, le domaine des industries innovatrices, où l’individu est le propriétaire de l’entreprise et l’innovateur dans le produit, serait le domaine clé pour éviter que la surpopulation ne dévore les fruits du développement.





