Les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, du Qatar, de la Jordanie, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de l’Arabie saoudite ont salué la décision du gouvernement britannique d’interdire l’importation de produits provenant des colonies israéliennes jugées illégales dans le territoire palestinien occupé, ainsi que d’imposer des restrictions aux services liés à ces implantations.
Dans un communiqué conjoint, les huit pays ont exprimé l’espoir que cette décision contribue à encourager la communauté internationale à adopter des mesures similaires, conformes au droit international, et à tenir pour responsables les organisations et les individus impliqués dans des activités de colonisation considérées comme illégales.
Les ministres ont également salué la déclaration conjointe sur la solution à deux États publiée par les chefs de la diplomatie du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Islande, de l’Irlande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède et du Royaume-Uni.
Ces pays ont notamment fait part de leur intention d’adopter, au niveau national, des restrictions commerciales concernant les biens provenant des colonies, de soutenir l’instauration de mesures similaires au niveau européen ou d’envisager sérieusement de telles dispositions conformément à leurs procédures nationales respectives.
Les signataires du communiqué ont appelé la communauté internationale à prolonger cette dynamique en prenant des mesures concrètes destinées à mettre fin aux activités contribuant au maintien ou au développement des colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé.
Ils ont estimé que les orientations annoncées s’inscrivaient dans le cadre du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité adoptée en 2016, ainsi que l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice le 19 juillet 2024.
Le texte rappelle notamment l’obligation faite aux États de ne pas reconnaître comme légale une situation résultant d’une occupation considérée comme contraire au droit international et de ne pas apporter d’aide ou d’assistance contribuant à son maintien.
Dans ce contexte, les ministres ont renouvelé leur appel à Israël afin qu’il revienne sur l’ensemble des mesures liées aux activités de colonisation ainsi que sur celles susceptibles de modifier le caractère géographique et démographique du territoire palestinien occupé.
Concernant la bande de Gaza, les huit pays ont réaffirmé qu’elle constituait une partie intégrante du territoire palestinien occupé. Ils ont également appelé à la mise en œuvre complète et immédiate du plan global du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, afin, selon le communiqué, de garantir la sécurité et la stabilité, de répondre à la situation humanitaire, de faciliter la reconstruction et le relèvement et de créer les conditions d’une paix durable.
Enfin, les ministres ont réaffirmé que la solution à deux États constituait, à leurs yeux, la seule voie viable vers une paix juste, durable et globale. Ils ont appelé à l’établissement d’un État palestinien indépendant, souverain, territorialement continu et viable, sur la base des lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.





