Par : Samir Abdel-Ghany
Ibrahim Badr, un nom que je suis sur Facebook. J’ai croisé sur les réseaux sociaux des photos de lui avec le réalisateur Saïd Hamed, et avec le metteur en scène Khaled Galal. Puis, je l’ai vu plus tard avec l’artiste et commissaire du Forum de la calligraphie arabe Mohamed Baghdadi et avec le grandissime Anwar Nawar. C’est alors que j’ai décidé de l’interviewer autour de ses origines et de son parcours professionnel. « Je suis originaire d’Abdine, j’ai grandi entouré des cloches de l’église et de l’appel à la prière. J’ai également eu l’habitude de voir le palais présidentiel, les ministres et les responsables. Le quartier d’Abdine ressemble à un livre d’histoire et d’une fente ouverte au monde », a-t-il dit. Tout a commencé pour lui depuis sa douce enfance comme il le dit lui-même. « Tout a commencé à l’école primaire. Un jour, j’ai pris la craie et j’ai commencé à écrire la date sur le tableau. Soudain, j’ai trouvé mon professeur devant moi, j’ai pensé qu’elle allait me punir. Au contraire, elle (Madame Fathia) m’a applaudi. A partir de ce jour, elle m’a demandé d’écrire tous les jours la date au tableau. C’est à ce moment que j’ai commencé ma carrière dans l’univers de la calligraphie » « Mon premier mentor était M. Hamam étant donné que mon père est décédé alors que je n’avais que douze ans. Il m’écoutait avec passion et fascination. Près de 37 ans, Cheikh Mohamed Hamam m’a guidé, m’a appris et m’a aidé. C’est lui d’ailleurs qui m’a aidé à présenter ma candidature à l’Académie de la calligraphie arabe après mon brevet. Là-bas, j’ai fait des études pendant quatre ans et j’ai grandi entouré de grands noms dans le domaine à l’instar du hadj Mohamed Abdel-Qadr, considéré comme le cheikh des calligraphes. Mais aussi, il y a d’autres noms à l’instar de Mohamed Ibrahim, Abdel-Rahman Abbous, Abdel-Rahman Choeib, Hassan Saleh, Khodeir Al-Borsaïdi, le chef de l’ordre des calligraphes, Mohamed Al-Eïssawi, calligraphe de Dar Al-Hélal, ainsi que tant d’autres. J’ai achevé mes études en 1991 et j’ai été classé premier sur l’ensemble de la république », a-t-il indiqué. Il a déclaré : « J’ai commencé ma carrière au journal Al-Gomhouriya, puis à Al-Wafd, en 1996. J’ai ensuite eu l’occasion de travailler à la télévision égyptienne au département de la calligraphie arabe. Maintenant, je travaille comme chef d’une administration à la télévision publique. Parmi les programmes les plus célèbres pour lesquels j’ai travaillé figure « Le grand prix », « Lumière dans mon cœur », « Le débat de l’heure », et « Ma grande patrie ». Autour des grands moments de sa carrière, il a dit : « J’ai fait la calligraphie du film « Déposez-moi, monsieur le chauffeur » du grand réalisateur Saïd Hamed, interprété par l’acteur Achraf Abdel-Baqui, j’ai écrit également les banderoles promotionnelles de la pièce de théâtre « Café sans sucre » du grand réalisateur Khaled Galal ». Il a également pris part à la confection de couverture de livres, et a aussi participé au Forum international de la calligraphie arabe sous la houlette du grand artiste Mohamed Boughdadi. « J’ai pris part à une exposition à la Maison Al-Sehimi, à l’Opéra du Caire, à Beït Al-Sénari. J’ai eu la chance d’avoir croisé l’artiste Ahmed Nawar. Nous avons travaillé ensemble alors qu’il était président du secteur des Arts plastiques », a-t-il noté. En ce qui concerne ses rêves, il a indiqué : « Le rêve de ma vie est de jouer de la musique. Je fais des efforts considérables. J’ai même acheté un oud et en vérité, la musique ressemble à la poésie et la calligraphie est une forme de poésie, et de symphonie sur papier ». Autour du métier de calligraphe, il a dit : « Le calligraphe est comme un sportif. Plus on pratique, plus on améliore sa performance. Il faut aussi savoir que ce n’est pas de simples études, mais des émotions, des sentiments, une capacité à créer de la beauté. Je rêve encore de tenir plusieurs expositions et de continuer à donner à cet art sa splendeur ».











