Le ministre des Affaires étrangères accorde un entretien à la chaîne turque TRT, en marge de la réunion du mécanisme quadripartite à Istanbul.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati a accordé, ce vendredi 23 octobre, un entretien à la chaîne turque TRT, en marge de sa visite à Istanbul, où il participe aux réunions du mécanisme quadripartite R4, qui réunit les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie, ainsi qu’à la réunion ministérielle conjointe de ce mécanisme avec le groupe des quatre pays européens E4, composé de l’Italie, de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Ces réunions suscitent un vif intérêt médiatique.
Le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nader Zaki, a indiqué que, lors de cet entretien, le ministre Badr Abdel Aati avait mis l’accent sur les efforts déployés par l’Égypte pour favoriser la désescalade régionale et contenir les tensions. Il a réaffirmé la condamnation par l’Égypte des agressions visant les pays du Golfe, ainsi que des attaques ciblant l’Arabie saoudite, soulignant la nécessité d’intensifier les efforts diplomatiques afin d’éviter une extension du conflit.
Badr Abdel Aati a également souligné la nécessité d’œuvrer à la mise en place d’un système de sécurité régionale, en concertation avec les pays du Conseil de coopération du Golfe et avec la participation des partenaires régionaux.
Il a par ailleurs insisté sur le fait que la question palestinienne demeure au cœur du conflit dans la région, affirmant qu’aucune sécurité ni stabilité régionale durable ne saurait être assurée sans un règlement juste et global de cette question.
Badr Abdelatty a également évoqué les développements en Méditerranée orientale, réitérant le rejet catégorique de l’Égypte de la ratification, par la Chambre des représentants libyenne, du mémorandum d’entente signé en 2019 entre Fayez al-Sarraj et la Turquie concernant les zones de juridiction maritime en Méditerranée. Il a affirmé que ce mémorandum était nul et non avenu, dépourvu de tout effet juridique, et que sa ratification par la Chambre des représentants libyenne ne saurait produire aucun effet juridique à l’égard de l’Égypte.
Enfin, le ministre a souligné la nécessité de respecter pleinement les principes du droit international ainsi que les dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 relatives à la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental, conformément aux principes d’équité et de justice.





