L’Inde suffoque sous une chaleur estivale accablante, les températures dans l’État septentrional de l’Uttar Pradesh ayant dépassé les 48 °C en mai.
Une étude récente souligne les dangers de ces pics de chaleur qui s’aggravent. Elle estime qu’une seule journée de chaleur extrême entraîne environ 3 400 décès supplémentaires à l’échelle du pays.
Une vague de chaleur de cinq jours est associée à près de 30 000 décès supplémentaires, selon l’[**article**](https://www.frontiersin.org/journals/environmental-health/article %28source en anglais%29s/10.3389/fenvh.2026.1789071/full) publié le mois dernier dans la revue Frontiers in Environmental Health.
Ces vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses à mesure que le changement climatique – alimenté par la combustion des énergies fossiles – fait grimper les températures mondiales. Les 11 dernières années, de 2015 à 2025, ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Les bilans officiels des décès liés aux vagues de chaleur en Inde sont bien plus faibles – entre 500 et 1 500 par an à l’échelle nationale –, mais les experts avertissent qu’ils sont très largement sous-estimés. Cela tient à l’absence de suivi harmonisé et au fait que les impacts indirects ne sont pas pris en compte, comme l’aggravation de pathologies préexistantes.
L’étude est la première à tenter d’y remédier en fournissant des chiffres détaillés pour les 765 districts du pays. Elle saisit également l’ensemble de l’impact caché de la chaleur en prenant en compte tous les décès supplémentaires survenus lors d’une vague de chaleur, et pas seulement ceux directement attribuables aux coups de chaleur ou aux catastrophes liées à la canicule.
Faute de données homogènes à l’échelle nationale, les chercheurs ont analysé les données passées de 10 villes indiennes situées dans différents climats sur les taux de surmortalité pendant les vagues de chaleur. Ils ont ensuite associé chacun des 765 districts de l’Inde à la ville dont le climat est le plus proche, afin d’estimer le nombre de décès supplémentaires susceptibles de survenir lors de périodes de forte chaleur.





