Dans l’est pakistanais, dernière victime de la mousson estivale, des soldats en gilets de sauvetage orange sillonent à bord de leur canot ce qui reste d’un village submergé par les crues pour secourir habitants et bétail embourbés.
Quand trois des fleuves du Pendjab, le grenier à blé du pays où vivent près de la moitié des 255 millions de Pakistanais, sont sortis de leur lit ces derniers jours, les autorités ont fait se déplacer 260.000 personnes, dont Nazia Nasir, 40 ans, et ses quatre enfants.
Elle revient tout juste chez elle pour constater les dégâts.
“Nous avons découvert qu’un pan de notre maison s’était complètement effondré”, raconte-t-elle à l’AFP.
“Nous n’avons rien à manger ni à boire, et pas d’électricité”, se désole-t-elle, en tentant de dégager à mains nues la couche de boue qui recouvre ses affaires.
L’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA) a émis mercredi une alerte aux inondations évoquant un niveau “exceptionnellement haut” des fleuves du Pendjab.