Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel-Aati, s’est entretenu par téléphone avec Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’État du Qatar ; Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis ; M. Abdullatif bin Rashid Al Zayani, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn ; M. Badr bin Hamad Al Busaidi, ministre des Affaires étrangères du Sultanat d’Oman ; et le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, afin de discuter de la dangereuse escalade militaire dans la région.
Lors des entretiens téléphoniques, le ministre Abdel-Aty a réaffirmé la condamnation par l’Égypte des récentes attaques, notamment celle visant le port de Salalah, dans le sultanat d’Oman, ainsi que celles visant l’État du Qatar et la région du Golfe en général. Il a exprimé le rejet catégorique par l’Égypte de l’agression iranienne persistante et a souligné la nécessité de mettre un terme immédiat à ces actions, qui violent ouvertement le droit international et menacent la stabilité de la région. Il a appelé à une adhésion totale à la politique de bon voisinage et au respect de la souveraineté des États frères du Golfe.
Au cours des discussions, le ministre des Affaires étrangères s’est félicité de l’adoption de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à la cessation des attaques iraniennes. L’Égypte étant l’un des premiers pays à avoir parrainé cette résolution, le ministre a insisté sur le rejet explicite par l’Égypte du ciblage des civils et des infrastructures vitales, considérant de telles actions comme une violation du droit international et une grave menace pour la paix et la sécurité internationales.
Les ministres ont convenu qu’une solution diplomatique était le seul moyen de contenir l’escalade du conflit et qu’il était impératif d’intensifier la communication, les actions et les efforts pour mettre fin à la guerre grâce à un dialogue continu avec toutes les parties concernées. Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que le Caire poursuivrait ses efforts, en coordination avec tous les acteurs régionaux et internationaux concernés, pour œuvrer à la fin de la guerre dans les plus brefs délais, compte tenu de ses graves répercussions économiques, sécuritaires, politiques et géostratégiques extrêmement dangereuses. Les ministres ont également convenu que l’escalade et l’extension continues du conflit militaire actuel menaçaient la paix et la sécurité régionales et internationales, et que tous les acteurs étaient perdants.
Lors des entretiens téléphoniques, le ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité d’élaborer une vision globale et novatrice de la sécurité régionale en coopération avec les partenaires régionaux et internationaux amis, insistant sur la priorité accordée à la sécurité nationale arabe, à l’activation de l’Accord de défense arabe commun et à la formation d’une force arabe conjointe, considérant cela comme la seule garantie de la préservation de la sécurité et de la souveraineté des pays arabes face aux menaces actuelles.





