Le principal candidat au poste de Premier ministre en Irak, Nouri al-Maliki, a dénoncé mercredi “l’ingérence flagrante” du président américain Donald Trump, qui avait affirmé la veille que les Etats-Unis ne viendraient “plus en aide” au pays s’il devait revenir au pouvoir, selon l’AFP.
A Bagdad mercredi soir, des centaines de manifestants se sont rassemblés près de l’ambassade américaine en scandant des slogans comme “oui à Maliki” ou en brûlant un drapeau américain ou une affiche à l’effigie de Trump.
Figure de la vie politique irakienne, M. Maliki a déjà été deux fois Premier ministre mais avait quitté le pouvoir en 2014 sous la pression de Washington, qui le perçoit comme proche de l’Iran.
“La dernière fois que Maliki était au pouvoir, le pays a sombré dans la pauvreté et le chaos total. Cela ne doit pas se reproduire”, a écrit mardi le président américain sur son réseau Truth Social, en ajoutant qu'”en raison de ses politiques et idéologies insensées, s’il est élu, les Etats-Unis d’Amérique ne viendront plus en aide à l’Irak”.
M. Maliki a vivement critiqué mercredi ces déclarations, considérant qu’il s’agissait d’une “violation” du “système démocratique” instauré en Irak depuis l’invasion américaine de 2003, qui avait renversé Saddam Hussein.





