L’Iran a annoncé dimanche avoir désigné un successeur à Ali Khamenei, tué le 28 février lors des premières frappes de l’offensive américano-israélienne contre la République islamique. L’identité du nouveau guide suprême n’a pas été révélée alors que les bombardements se poursuivent à travers le pays et que Téhéran affirme pouvoir soutenir « au moins six mois de guerre », rapporte Paris Match.
L’Iran a annoncé dimanche avoir choisi un successeur Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive américano-israélienne le 28 février contre la République islamique. L’Assemblée des experts, organe iranien chargé d’élire le haut dirigeant, n’a pas révélé le nom du successeur de Ali Khamenei, qui était au pouvoir depuis 1989.
Depuis une semaine, circulait parmi les prétendants le nom de son fils Mojtaba Khamenei, considéré comme l’une des personnalités les plus influentes du pouvoir. Pour ce poste dévolu à un religieux, est également évoqué le nom d’Hassan Khomeini, le petit-fils du fondateur de la République islamique l’ayatollah Rouhollah Khomeini.
Israël a d’ores et déjà annoncé ces derniers jours que le nouveau guide suprême serait « une cible » et Donald Trump a fait savoir jeudi dans un entretien avec le site Axios qu’il n’accepterait pas que Mojtaba Khamenei prenne la relève.
L’Iran se dit prêt à “au moins six mois de guerre“
Cette désignation survient alors que l’Iran continue d’être secoué par d’intenses frappes, de Téhéran à Ispahan. Un voile noir de fumée recouvre dimanche Téhéran et une forte odeur de brulé imprègne la ville, où des dépôts de pétrole ont été frappés par Israël alors que l’Iran se dit prêt à “au moins six mois de guerre”.
Il s’agit de la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début de l’offensive américano-israélienne lancée samedi dernier. La distribution de carburant à Téhéran est « temporairement » interrompue après ces frappes, selon le gouverneur de Téhéran.
L’armée israélienne dit avoir frappé “plusieurs” réservoirs de carburant utilisés selon elle par l’Iran “pour faire fonctionner leurs infrastructures militaires”. Puis elle a annoncé dans la matinée lancer une nouvelle vague de frappes pour toucher des sites militaires “à travers l’Iran”.
Alors que la guerre entre dimanche dans son neuvième jour, l’Iran a assuré être capable de se battre pendant encore “au moins six mois” contre les Etats-Unis et Israël.
Frappe de précision
La guerre au Moyen-Orient a aussi donné lieu à de nouvelles attaques aériennes dans le Golfe, région riche en hydrocarbures et qui compte plusieurs bases militaires américaines, et désormais sous pression.
Par ailleurs à plusieurs milliers de kilomètres de là, le cœur de la capitale libanaise a lui également été touché dans la nuit. D’après le ministère de la Santé, Israël a frappé un hôtel de Beyrouth, faisant quatre morts et 10 blessés. L’établissement – l’hôtel Ramada – est situé dans le quartier de Raouché, sur le front de mer populaire et touristique, jusqu’à présent épargné par les frappes israéliennes.
Israël a décrit une « frappe de précision » contre « d’importants commandants » de la Force Qods, branche des opérations extérieures des Gardiens de la révolution.
Un photographe de l’AFP a vu une chambre située au quatrième étage aux vitres brisées et aux murs noircis, et des dizaines de clients fuir en panique l’établissement avec leurs bagages.
la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, est aussi de nouveau la cible de bombardements, selon des images de l’AFPTV. L’armée israélienne avait annoncé y cibler des infrastructures du mouvement.
Douze personnes ont par ailleurs été tuées dans des frappes israéliennes à travers le Liban dans la nuit, selon l’agence de presse officielle Ani.





