Privé d’Euro à cause d’un genou opéré et encore perturbé par un tendon d’Achille récalcitrant, Zlatan Ibrahimovic fêtait hier dimanche ses 40 ans dans la peau d’un footballeur toujours aussi impressionnant face au but, mais de plus en plus fragile. L’attaquant vedette de l’AC Milan, qui devait encore renoncer au choc contre l’Atalanta hier dimanche et à sa convocation avec la Suède, n’est pas du style à la jouer profil bas quand il parle de lui. Mais il a dû admettre qu’il n’était “pas Superman”. “Quand j’étais jeune, je jouais et c’est tout, même si j’avais mal au tendon comme aujourd’hui”, a-t-il confié la semaine dernière, dans l’hebdomadaire Sportweek. “Avec le temps, j’ai découvert la tête et combien c’est important de dialoguer avec son corps (…) . Cette année, je dois écouter le moindre petit signe qu’il m’envoie. Il n’y a que comme ça que je peux éviter des conséquences plus graves”, a-t-il ajouté.Ces mots sont logiques de la part d’un sportif évoluant depuis 20 ans au plus haut niveau. Mais ils sont rares dans la bouche de celui qui, depuis son retour à Milan en janvier 2020, se voit en Benjamin Button, ce personnage qui rajeunit au lieu de vieillir. Dans son nouveau rôle de tuteur d’une équipe jeune (troisième plus jeune de Serie A en moyenne d’âge, selon Transfermarkt), Zlatan Ibrahimovic s’éclate. Il a largement contribué au renouveau des Rossoneri, vice-champions d’Italie la saison dernière et de retour en Ligue des Champions après sept ans d’absence. – Un match sur deux





