Loin de la trêve de deux semaines annoncée entre les Etats-Unis et l’Iran, Israël a pilonné comme jamais le Liban depuis le début de la guerre, des frappes qui ont fait 182 morts et 890 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a décrété une journée de deuil national jeudi.
Les frappes, dont plusieurs ont visé le coeur de Beyrouth, ont provoqué mercredi des scènes de panique dans la capitale libanaise, à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l’AFP.
Les journalistes de l’AFP ont vu des immeubles en flammes, des voitures calcinées et des débris jonchant les rues de la capitale, que les ambulances traversaient, sirènes hurlantes.
Une nouvelle frappe a visé un quartier résidentiel de Beyrouth en début de soirée, où un immeuble s’est à moitié effondré, selon un journaliste de l’AFP qui a vu une fille bloquée dans l’un des étages supérieurs.
L’armée israélienne a annoncé avoir mené sa “plus grande frappe coordonnée” contre le mouvement pro-iranien Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
“En l’espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, (les forces israéliennes ont attaqué) une centaine de postes de commandement et d’infrastructures militaires” du mouvement islamiste libanais à travers le Liban, précise-t-elle.
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran ne concernait pas le Liban, confirmant des propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le Hezbollah, qui n’avait plus revendiqué de frappes contre Israël depuis la nuit, s’est dit “en droit de riposter” aux frappes sanglantes.





