Joe Biden a entamé hier jeudi une tournée asiatique qui allait l’amèner en Inde pour participer à un sommet des pays du G20 qui paraît affaibli en l’absence notamment du président chinois Xi Jinping, puis au Vietnam. Le déplacement du président américain intervient à un moment clé dans le jeu des alliances sur fond de guerre en Ukraine et alors que la Chine accroît son influence et conteste de plus en plus la superpuissance américaine.
M. Biden a décollé de la base aérienne d’Andrews, près de Washington, vers 21h30 GMT. Il devait faire escale sur la base américaine de Ramstein, en Allemagne, avant de rejoindre New Delhi hier vendredi.
La présidence américaine a précisé qu’il avait subi jeudi un nouveau test au Covid-19 qui s’est révélé négatif, comme les jours précédents. La Première dame Jill Biden a contracté la maladie lundi avec des symptômes légers, faisant craindre une possible contamination du président âgé de 80 ans.
Selon les services de la Première dame, elle a également testé négative jeudi.
A New Delhi, le président américain occupera le devant de la scène du G20 samedi et dimanche, en l’absence des leaders chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.
Il entend profiter du sommet, sous la présidence du Premier ministre indien Narendra Modi, pour faire la démonstration que le bloc, malgré ses divisions, n’en reste pas moins le principal forum de coopération économique mondiale.
Une manière aussi d’envoyer un message à Pékin et aux alliances rivales montantes dont celle des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).
La semaine dernière, Joe Biden s’était déclaré “déçu” que le président Xi, représenté à New Delhi par le Premier ministre Li Qiang, fasse l’impasse sur le sommet.
Le président américain discutera “d’une série d’efforts conjoints pour s’attaquer aux problèmes mondiaux”, notamment le changement climatique, et “l’atténuation des conséquences économiques et sociales de la guerre menée par la Russie en Ukraine”, qui affecte les pays les plus pauvres, a indiqué mardi le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan.





