D’un côté, il y a une montagne d’opposition. Plus de 90 députés appellent le Premier ministre à la démission – ce qui serait suffisant pour lancer une élection interne si un candidat à la succession de Keir Starmer se déclarait, rapporte RFI. Une demi-douzaine de membres du gouvernement ont démissionné – la plupart des sous-secrétaires d’État. Et plusieurs ministres de premier plan auraient appelé le chef du gouvernement à fixer un calendrier pour son départ.
En début de semaine, son avenir semblait plié. Et pourtant, le mardi 12 mai, après un Conseil des ministres annoncé comme calamiteux, ses alliés se sont succédé devant Downing Street pour rappeler qu’une démission n’était pas envisagée. Et le mardi soir, une lettre, envoyée par plus de cent députés travaillistes : « Nous avons des défis à relever, ce n’est pas le moment pour une élection interne ». Les noms des signataires n’ont pas été révélés. Bref, cinq jours après le résultat des élections locales, la spéculation reste toujours aussi vive : restera, restera pas ? La solennité du discours du roi Charles III pourrait fournir à Keir Starmer une trêve. Mais les hostilités pourraient reprendre dès le jeudi 14 mai avec le retour en session du Parlement du Royaume-Uni.





