La Banque mondiale a décidé d’émettre des obligations d’un nouveau genre, les “rhino bonds” [des obligations “rhinocéros”], pour un montant de 150 millions de dollars [134 millions d’euros], afin d’aider l’Afrique du Sud à protéger une espèce de rhinocéros menacée. Le jour même où l’Afrique du Sud tenait sa quatrième Conférence des investisseurs à Sandton, un nouvel instrument était proposé aux épargnants – une obligation consacrée à la protection de la vie sauvage (Wildlife Conservation Bond, WCB), ou “rhino bond”, dont le rendement sera conditionné à l’augmentation du nombre de rhinocéros noirs dans le pays.
Le prix en a été fixé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird), un organe de la Banque mondiale. “Le WCB est un instrument financier d’un genre totalement nouveau, axé sur les résultats, qui oriente l’épargne vers la protection des espèces – dont le succès, en l’occurrence, sera mesuré par l’augmentation de la population de rhinocéros noirs”, a fait savoir la Banque mondiale.





