La Bourse de Paris repartait de l’avant-hier matin après son dur repli de la veille tandis que le marché de
la dette souveraine se détendait même si des inquiétudes demeurent, rapporte l’AFP.
A 09h33, l’indice CAC 40 avançait de 0,97%, soit 62,94 points, à 6.569,04 points, au lendemain d’une
chute de 2,17%.
La veille, les craintes entourant l’inflation, qui pourrait inciter la Réserve fédérale américaine (Fed) à
resserrer plus vite que prévu sa politique monétaire, avaient fait à la fois monter en flèche les rendements
obligataires et baisser sévèrement les actions.
Sur le front obligataire, la remontée accélérée des rendements, qui pèse en particulier sur les actions à
forte croissance comme la technologie, semblait marquer une pause hier matin.
La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde et le patron de la Fed Jerome Powell
ont répété mardi que la hausse des prix était due à des effets transitoires. Mais les investisseurs prêteront
attention à de nouvelles allocutions des banquiers centraux prévues en fin de journée au colloque annuel
de la BCE.
La tendance pourrait rester volatile face au risque de “shutdown” aux Etats-Unis, où la secrétaire au
Trésor Janet Yellen a prévenu mardi que le pays serait à court de ressources le 18 octobre si le plafond de
la dette n’est pas relevé. Pour ne rien arranger, les Démocrates se déchirent autour des plans titanesques
d’investissements voulus par le président Joe Biden, qui languissent au Congrès faute de consensus, à
l’approche d’une grande date butoir ce jeudi.
En Chine, le promoteur immobilier Evergrande fait face à une nouvelle échéance de versement d’intérêts
obligataires. “Cette situation survient après que les investisseurs sont toujours dans l’attente du paiement
de 83,5 millions de dollars qui devait être effectué jeudi dernier, ce qui expose la société à un risque de
défaillance si les paiements ne sont pas réglés dans les 30 jours”, détaille John Plassard, responsable de
l’investissement chez Mirabaud.





