«Il y a toujours eu des loups, mais à présent, ils nous dévorent». Chasser le loup est dorénavant interdit dans toute l‘Espagne, une décision qui ravit certains, mais désole d‘autres, comme dans la Sierra de la Culebra, paradis, à la fois, du loup ibérique et de l‘élevage extensif. Dans la Sierra de la Culebra, une zone de quelque 70.000 hectares située dans la Castille-et-Léon (nord-ouest de l‘Espagne), les loups sont partout, sur les panneaux ou les T-shirts dans les magasins de souvenirs. On en parle au singulier, comme dans un conte. «Ici, ça a toujours été le paradis des loups», indique à l’AFP, Carlos Zamora derrière ses jumelles, à l‘affût d‘un spécimen sous le soleil rasant de l‘aube. L‘agent forestier explique qu‘il y a environ huit meutes d‘une dizaine de canidés dans la zone, en plus de quelques spécimens errants, un chiffre qui, selon lui, n‘a pas changé depuis une vingtaine d‘années.





