Dans le cadre des efforts du ministère du Tourisme et des Antiquités pour préserver le patrimoine archéologique et culturel et renforcer l’attractivité touristique de l’Égypte, le ministère, représenté par le Conseil suprême des antiquités, a achevé les travaux de restauration de trois des monuments les plus emblématiques de la Citadelle : l’Iwan d’Aqtay, la Saqiya d’Al -Nasser Mohammed Ibn Qalâwûn et la mosquée Mohammed Pacha.
M. Chérif Fathi, ministre du Tourisme et des Antiquités, a affirmé que ces projets s’inscrivent dans la stratégie du ministère visant à préserver le patrimoine civilisationnel égyptien pour les générations futures, tout en valorisant son rôle en tant que levier majeur du tourisme.
Il a ajouté que la zone de la Citadelle constitue l’un des sites archéologiques les plus importants d’Égypte, et que son développement continu contribue à mettre en valeur la richesse et la singularité du patrimoine islamique, tout en renforçant la position culturelle de l’Égypte à l’échelle internationale.
De son côté, Dr Hécham El-Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, a précisé que les travaux de restauration ont été réalisés par une équipe spécialisée de restaurateurs du secteur des projets du Conseil, conformément aux méthodes scientifiques et techniques les plus récentes. L’objectif est de préserver l’authenticité des sites ainsi que leur valeur historique et archéologique, tout en améliorant l’expérience des visiteurs et la qualité des services proposés.


M. Moemen Osman, chef du secteur des projets au Conseil suprême des antiquités, a indiqué que le projet de restauration de l’Iwan d’Aqtay comprenait des travaux architecturaux complets, notamment le nettoyage et la restauration des pierres détériorées des façades après injection interne et externe, la restauration des éléments en bois et des linteaux, le renforcement intérieur de l’Iwan, l’achèvement de la toiture, ainsi que la reconstitution des parties manquantes à l’aide de matériaux compatibles avec l’original.
Les travaux ont également inclus l’aménagement de l’environnement immédiat de l’Iwan, la réinstallation de la porte en fer, le nettoyage de la Sâqiya voisine et des sols, ainsi que des interventions de restauration fine sur les murs intérieurs, la réapplication des enduits conformément au caractère patrimonial, le nettoyage du mihrab et le traitement du sol de l’Iwan.

Concernant la Sâqiya d’Al-Nasser Mohammed Ibn Qalâwûn, datant de 712 H / 1312 apr. J.-C., le Dr Diaa Zahran, chef du secteur des antiquités islamiques, coptes et juives, a expliqué que les travaux comprenaient le traitement des fissures des façades, l’injection des murs, la reconstitution des parties manquantes avec des pierres de même nature que celles d’origine, ainsi que l’évacuation des débris et le retour au niveau du sol d’origine.
Les interventions ont également porté sur le nettoyage des façades, l’élimination des effets climatiques, ainsi que la réhabilitation et le rejointoiement des éléments architecturaux afin de préserver leur caractère authentique.
Quant à la mosquée Mohammed Pacha, datée de 1112 H / 1701 après J.-C., son projet de restauration comprenait le démontage et la reconstruction des pièces annexes endommagées en utilisant les pierres d’origine et en remplaçant les éléments détériorés, l’injection des murs intérieurs, la restitution du pavillon du minaret selon les documents historiques, l’ouverture de la coupole et l’installation de portes en bois, l’étanchéité de la toiture, ainsi que le repavage de la cour et de la salle de prière.





