La Corée du Nord a lancé hier vendredi un missile balistique intercontinental (ICBM) qui est tombé au large du Japon, dernier épisode en date d’une série record de tirs de projectiles ces dernières semaines alors que Séoul, Tokyo et Washington s’attendent à un essai nucléaire imminent de la part de Pyongyang, rapporte l’AFP.
L’état-major sud-coréen a “détecté un missile balistique de longue portée présumé lancé depuis la zone de Sunan à Pyongyang en direction de la mer de l’Est”, a-t-il indiqué en se référant au nom coréen de la mer du Japon.
Tokyo a précisé que le missile avait parcouru environ 1.000 km et que le Japon n’avait pas tenté de le détruire en vol. Le ministre nippon de la Défense, Yasukazu Hamada, a indiqué que le projectile avait atteint une altitude maximale de 6.000 km, et en a déduit qu’il s’agit d’un “missile balistique de classe ICBM”, une des armes les plus puissantes de l’arsenal nord-coréen.
“Le missile balistique lancé par la Corée du Nord semble être tombé dans notre zone économique exclusive au large de Hokkaido”, la grande île du nord de l’archipel nippon, a déclaré le Premier ministre japonais Fumio Kishida, dénonçant un tir “absolument inacceptable”.
La Maison Blanche a condamné “fortement” le tir, qui constitue selon elle “une violation éhontée de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et fait inutilement monter les tensions”.
A Bangkok, où se tient un sommet Asie-Pacifique, la vice-présidente américaine Kamala Harris s’est réunie en urgence hier vendredi avec M. Kishida, le Premier ministre sud-coréen Han Duck-soo et les dirigeants du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. “Au nom des Etats-Unis, je réaffirme notre engagement inébranlable envers nos alliances indo-pacifiques”, a-t-elle déclaré.
Le 3 novembre, la Corée du Nord avait déjà lancé un ICBM mais ce tir avait apparemment échoué, selon Séoul et Tokyo.





