Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a estimé que Pyongyang pourrait “bien s’entendre” avec les Etats-Unis, sous condition que soit reconnu son statut nucléaire, tout en repoussant les tentatives de dialogue de Séoul, a rapporté l’agence officielle après la clôture du congrès du parti unique.
Lors du précédent congrès en 2021, Kim Jong Un avait désigné les Etats-Unis comme le “plus grand ennemi” de sa nation. Le président américain Donald Trump a récemment redoublé d’amabilités envers le dirigeant, dont la position semble s’être adoucie envers Washington, selon l’AFP.
Et cette fois-ci, c’est à la Corée du Sud voisine que M. Kim a réservé l’appellation d’ennemi “le plus hostile”.
Si Washington “respecte le statut actuel (de puissance nucléaire) de notre pays tel qu’il est stipulé dans la Constitution (…) et abandonne sa politique hostile (…) il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas bien nous entendre avec les Etats-Unis”, a déclaré M. Kim, selon l’agence officielle KCNA.
Lors d’une tournée en Asie l’année dernière, Donald Trump s’était déclaré “ouvert à 100%” à une rencontre avec Kim Jong Un. Il s’est même positionné à rebours de plusieurs décennies de politique américaine en concédant que la Corée du Nord était “en quelque sorte une puissance nucléaire”.
Les spéculations s’intensifient sur la possibilité d’une rencontre avec Kim Jong Un en marge de la visite prévue de Donald Trump en Chine, annoncée du 31 mars au 2 avril.
Au cours de son premier mandat, MM. Trump et Kim se sont rencontrés à trois reprises pour tenter de parvenir à un accord de dénucléarisation, sans succès.
Les dernières déclarations de la Corée du Nord “indiquent une intention de poursuivre ses relations avec les Etats-Unis de manière indépendante, sans passer par la Corée du Sud”, a commenté pour l’AFP Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes de Séoul.
Elles confirment aussi que M. Kim “rejettera toute négociation fondée sur la dénucléarisation”, selon M. Yang.





