La Corée du Nord a promis une réponse “terrible” en cas de nouvelle incursion de drones venus du Sud, après l’abattage d’un drone d’observation sud-coréen près de la frontière intercoréenne en janvier, selon l’AFP.
Depuis son investiture en juin, le président sud-coréen Lee Jae Myung milite pour la reprise du dialogue avec le Nord, un net revirement par rapport à la ligne dure de son prédécesseur conservateur Yoon Suk Yeol.
Les autorités sud-coréennes ont lancé une enquête après l’incident, et des locaux des services de renseignement sud-coréens à Séoul ont été perquisitionnés mardi.
“J’adresse un avertissement préalable: la réapparition d’une telle provocation, violant la souveraineté inaliénable de la RPDC (République populaire démocratique de Corée, ou Corée du Nord, ndlr), provoquera assurément une terrible réponse”, a déclaré l’influente sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle KCNA.
Tout en reconnaissant que Séoul avait pris des mesures “significatives” après l’incursion de ce drone en janvier, Kim Yo Jong a souligné que la violation de la souveraineté de la Corée du Nord était inacceptable quelles que soient les circonstances.
“Nous nous fichons de savoir qui est le réel opérateur de l’infiltration d’un drone dans l’espace de la RPDC, et s’il s’agit d’un individu ou d’une organisation civile”, a-t-elle dit.
“J’invite les autorités de la République de Corée (du Sud, ndlr) à prêter l’attention nécessaire à la prévention afin qu’un acte aussi insensé ne se reproduise pas”, a-t-elle également déclaré.
La Corée du Nord avait annoncé le mois dernier avoir abattu un drone équipé de “matériel de surveillance” près de la ville de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière ultra-militarisée avec le Sud. Pyongyang avait exigé une “explication détaillée” de Séoul.





