La Corée du Nord a tiré dimanche plusieurs missiles balistiques présumés, son premier lancement de l’année, au lendemain de la capture du président vénézuélien par les Etats-Unis selon un scénario que Pyongyang accuse depuis longtemps Washington de vouloir mener contre ses dirigeants.
“Notre armée a détecté plusieurs projectiles, qui sont présumés être des missiles balistiques, lancés vers la mer de l’Est depuis les environs de Pyongyang aux alentours de 07H50 dimanche (22H50 GMT samedi)”, a détaillé le ministère de la Défense sud-coréen, faisant référence au nom local de la mer du Japon.
Le ministère nippon de la Défense a lui aussi dit avoir détecté le tir d’un missile balistique présumé, qui est retombé vers 08H08 locales (23H08 GMT samedi). Sa zone de chute n’a pas été précisée.
“Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument intolérable”, a réagi devant des journalistes le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.
“Cela reflète probablement l’importante pression que Pyongyang ressent face à la situation au Venezuela”, a noté auprès de l’AFP Hong Min, analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale.





