Pilier fondamental de la société et partenaire incontournable du développement durable, la femme égyptienne a su, au fil des décennies, s’imposer comme une force active dans les domaines politique, législatif et institutionnel. Soutenue par une volonté politique affirmée et des réformes structurelles favorisant l’égalité des chances, sa présence dans les sphères de décision n’a cessé de se renforcer. La séance d’ouverture de la nouvelle législature de la Chambre des représentants a offert une illustration éloquente de cette évolution, en consacrant une image parlementaire inédite portée par trois femmes.
Le CNF salue la présidence de trois députées à la séance d’ouverture de la Chambre des représentants
Le Conseil national de la femme (CNF), présidé par la conseillère Amal Ammar, a salué la séance d’ouverture historique de la Chambre des représentants, marquée par la présidence de trois députées de la tribune parlementaire, dans une scène sans précédent dans l’histoire institutionnelle égyptienne. Cette scène forte et symbolique s’inscrit comme un moment clé, dont l’histoire continuera de marquer la mémoire et le parcours des femmes.
À cette occasion, la députée Dr Abla Al-Hawari, doyenne des membres de la Chambre, a assuré la présidence de la séance inaugurale du premier tour de la session ordinaire du troisième mandat législatif. Elle était assistée dans la conduite des travaux par les deux plus jeunes membres du Parlement, la députée Samia Al-Hadidi, âgée de 25 ans, et la députée Saja Hindi, également âgée de 25 ans, réunissant symboliquement l’expérience et la jeunesse féminines au sommet de l’institution législative.
La conseillère Amal Ammar, présidente du Conseil national de la femme, a affirmé que le fait que trois députées président la tribune de la Chambre des représentants lors de sa séance d’ouverture constitue une scène historique appelée à rester gravée dans la mémoire nationale, et représente un tournant majeur dans l’histoire de la vie parlementaire égyptienne.
Elle a souligné que cette image reflète avec force le niveau élevé atteint par la femme égyptienne et son rôle actif dans les différents centres de prise de décision, grâce au soutien constant de la direction politique et à la conviction profonde de l’État quant à l’importance de l’autonomisation des femmes, tant sur le plan politique que législatif.

La présidente du Conseil national de la femme a exprimé sa grande fierté face à ce moment symbolique, qu’elle a qualifié de couronnement d’un long parcours de lutte, d’engagement et de persévérance des femmes égyptiennes. Elle a ajouté que cette scène envoie un message fort et clair à la société, affirmant que les femmes sont des partenaires essentielles dans la construction de l’État, la consolidation de ses institutions et la définition de son avenir.
Elle a également souligné que le nom de la docteure Abla Al-Hawari restera à jamais inscrit dans les annales du Parlement égyptien, mettant en lumière un parcours riche et exemplaire, marqué par un engagement constant en faveur des questions relatives à la femme et à la famille, ainsi qu’une participation active et influente au travail législatif et communautaire.
La nouvelle Chambre des représentants a officiellement ouvert le premier tour de sa session ordinaire du troisième mandat législatif conformément aux dispositions du règlement constitutionnel, qui prévoit que le membre le plus âgé préside la séance d’ouverture jusqu’à l’élection du président de la Chambre et du bureau. Âgée de 79 ans, la députée Abla Al-Hawari a ainsi assumé cette responsabilité, assistée par les deux plus jeunes députées, Samia Al-Hadidi et Saja Hindi.
Cette scène parlementaire, conduite exclusivement par des femmes, illustre de manière éloquente la montée en puissance de la représentation féminine au sein de l’institution législative égyptienne, et consacre une étape symbolique majeure dans le processus de consolidation du rôle des femmes dans la vie politique nationale.





