
Les Alpes françaises ont obtenu mercredi les JO d’hiver pour 2030 mais “sous conditions” d’avoir la garantie financière votée par le Parlement français d’ici mars prochain, une garantie promise en personne par Emmanuel Macron devant les membres du Comité international olympique réunis à Paris, selon l’AFP.
A deux jours de l’ouverture des JO de Paris, la France obtient donc une deuxième édition olympique en six ans. Mais le CIO n’a pas entièrement donné son feu vert. Son président, Thomas Bach, avait prévenu depuis plusieurs semaines qu’il lui fallait la garantie financière de l’Etat, c’est-à-dire l’engagement que celui-ci épongera les dettes en cas de problèmes.
Encore mardi soir, M. Bach avait prévenu qu’il n’y aurait pas de vote inconditionnel “sans garantie confirmée”. Et le vice-président du CIO, John Coates, a bien redit mercredi que le CIO ne signerait “pas le contrat de ville hôte jusqu’à ce que les garanties soient reçues”.
Comme il l’avait fait pour les JO de Paris en 2017, M. Macron est venu dire mercredi devant la 142e session du CIO “son engagement et l’engagement total de la nation française”, assurant du “soutien sans faille de l’Etat français”.
“Je vais demander au prochain Premier ministre non seulement d’inclure cette garantie mais aussi de promulguer une loi olympique”, a-t-il dit selon le français traduit de son anglais dans une retransmission vidéo de la session réunie au Palais des Congrès porte Maillot.
Du fait de la récente dissolution et du résultat des législatives, l’engagement de cette garantie financière, qui doit compléter le dossier du CIO et doit émaner du Premier ministre, n’a pas pu être apportée par la France.
Le CIO a accepté cette promesse d’Emmanuel Macron mais l’a assortie d’un calendrier resserré et ce alors que la France connaît une période d’instabilité politique et n’a pas de majorité claire au Parlement. La pré-attribution par le CIO était intervenue en novembre au détriment de la Suisse et de la Suède.
Le futur Premier ministre devra fournir au CIO la garantie de l’Etat “avant le 1er octobre”, a demandé Thomas Bach. Cette garantie devra être ratifiée par le Parlement “au plus tard le 1er mars”. Elle prend généralement la forme d’un article de loi dans un projet de loi de Finances.
“C’est sûr que les majorités vont être difficilement trouvables mais on est sur un sujet sur lesquels on peut en avoir”, a assuré David Lappartient, le président du comité olympique français (CNOSF), en marge d’une conférence de presse.