Le 6 octobre ou le 10 du Ramadan 1973, le soldat égyptien brisa le mythe de l’armée invincible, franchit la ligne impénétrable Bar-Lev et restitua une partie chère de sa patrie qu’est le Sinaï. Ce jour inoubliable était un revers cuisant qui a fait voler en éclats le mythe de l’invincibilité d’Israël. Des plus grandes guerres de l’ère moderne furent enregistrées par l’Histoire dans ses plus belles pages et étudiées par les collèges militaires du monde entier. La guerre d’Octobre a vaincu de nombreuses doctrines et théories des experts militaires et de stratégie nationale dans le monde. En plus, cette guerre glorieuse a incité les experts et spécialistes de l’Est et de l’Ouest à reconsidérer leurs calculs sur les règles ancrées par la guerre d’Octobre. Nos forces armées ont surmonté les barrières d’eau les plus complexes. Ils ont détruit les défenses et les fortifications les plus puissantes. De plus, ont réussi à surprendre et à tromper les derniers moyens de renseignement. Nous pouvons simplement dire que bien que cette guerre ait gravé une place de choix dans la mémoire de l’Histoire. A l’occasion du 48ème anniversaire de la guerre du Six Octobre 1973 et pour confirmer ce qui précède, nous présentons dans les lignes qui suivent quelques témoignages d’historiens et de hauts responsables militaires de différents pays du monde, ainsi que les commentaires de la presse et de manchettes des journaux mondiaux qui datent de la guerre d’Octobre 1973, selon le site https://www.sis.gov.eg
Daily Telegraph” 07/10/1973

“La guerre d’Octobre – lorsque l’armée égyptienne a traversé le Canal de Suez, a franchi la ligne Bar-Lev – a changé le cours de l’Histoire de l’Égypte et de tout le Moyen-Orient.”
The Times” octobre 1973
L’image présentée par la presse internationale au combattant arabe après la guerre de 1967 était pleine de points négatifs et donnait l’impression de l’impossibilité d’une confrontation militaire réussie de la part des Arabes à la puissance militaire d’Israël. Vient alors, la guerre du Six octobre pour jeter la lumière sur l’ampleur du changement qui s’est produit après que le combattant arabe a démontré sa présence et ses capacités innombrables. C’est ainsi que la presse internationale a transmis ce changement dans l’opinion publique mondiale.
“The Washington Post” 07/10/1973
Les Egyptiens font preuve d’une grande efficacité, d’une impeccable organisation et d’un courage inimitable. Le maintien par les Égyptiens de la rive orientale du Canal est une victoire énorme et sans précédent, avec laquelle les illusions des Israéliens que les Arabes ne sont pas aptes à la guerre ont été brisées.
Le Financial Times” 11/10/1973

La semaine dernière a été une semaine de discipline et de frustration pour Israël. Maintenant qu’il est clair que les armées arabes se battent avec force, courage et détermination. Les Israéliens sont tristes et déprimés lorsqu’ils constatent que la guerre leur a coûté de lourdes pertes et que les Égyptiens ne sont pas, comme on leur a dit, incapables de se battre.
“Daily Mail” britannique

“Cette guerre a effacé le sentiment d’humiliation chez les Arabes et heurté le sentiment de fierté d’Israël.”
Journal français 17/10/1973
La guerre d’octobre a éradiqué la théorie des frontières sûres telle que l’entendaient les dirigeants de Tel-Aviv. Elle a prouvé que la sécurité d’Israël ne peut être garantie par des chars et des missiles, mais par un règlement juste et pacifique convenu par les pays arabes.
Deutsche zeitung 19/10/1973
“La lutte que les Arabes mènent contre Israël est une lutte juste… Les Arabes se battent pour la défense de leurs droits, et si une personne se bat pour la défense de sa terre contre un agresseur, elle mène une guerre de libération. Quant à la guerre pour continuer à occuper la terre d’autrui, c’est une agression flagrante.”
“Annabella”, journal italien 30/10/1973
« Les soldats israéliens ont fui la ligne Bar-Lev en reprenant leur
souffle, leurs corps sont sales et leurs visages pâles. Le reste parmi eux a fui l’enfer ouvert par l’attaque égyptienne de grande envergure.
“Haaretz”, journal israélien 08/ 11/ 1973

“Nous – jusqu’au jour du cessez-le-feu sur le front du Sinaï – n’avions pas pu nuire à l’armée égyptienne. Il est certain que même sans parvenir à une cessation des hostilités, nous n’aurions pas réussi à arrêter ou à détruire l’armée égyptienne. Ainsi, on peut dire que lors de notre quatrième guerre contre les Arabes, nous n’avons rien obtenu.
Le Figaro
Guerre du Kippour: L’Égypte attaque par surprise Israël
Par Véronique Laroche-Signorile Publié le 05/10/201

Il y a 45 ans la quatrième guerre israélo-arabe débutait sur deux fronts: le Canal de Suez et le plateau du Golan. La coalition arabe espérait reconquérir les territoires perdus lors de la guerre des Six Jours de 1967. Guerre du Kippour ou guerre du Ramadan. Le 6 octobre 1973 l’armée lance une offensive contre Israël: dans la zone du Canal de Suez pour la première et sur le plateau du Golan pour la seconde. C’est la quatrième guerre israélo-arabe depuis la création de l’État d’Israël. Cette opération est préparée minutieusement par Anouar Al Sadate. Pour lui, Sadate souhaite reconquérir une bande de terre sur la rive orientale du Canal, repousser les Israéliens un peu plus loin dans le Sinaï. Et montrer ainsi à Israël que son pays dispose maintenant d’une armée opérationnelle et qu’il a donc tout intérêt à négocier la paix avec lui. Cette attaque est une surprise pour Israël. Elle a lieu le jour de la fête juive, Yom Kippour et pendant le Ramadan. Malgré l’observation de manœuvres et mouvements de troupes égyptiennes dans le Golan et dans la zone du Canal, les dirigeants israéliens (Golda Meir, premier ministre et Moshé Dayan, ministre de la Défense) n’anticipent pas cette opération et de nombreux soldats israéliens des territoires occupés ont été envoyés en permission à l’occasion de la fête. Mais surtout ils ne croient pas que les pays arabes ont la capacité militaire de reconquérir les territoires occupés. C’est une erreur politique.
Le Monde
“1973, journal de guerre”
Par Daniel Psenny publié le 08 octobre 2013

Il y a quarante ans, le 6 octobre 1973, l’Egypte déclenchait une attaque surprise contre Israël. Les premiers, au sud, traversaient le Canal de Suez pour occuper le désert du Sinaï et les seconds, au nord, envahissaient le plateau du Golan occupé par les troupes israéliennes depuis la guerre de 1967. En ce jour de Kippour, tous les Israéliens étaient chez eux ou dans les synagogues pour prier. Seuls, Golda Meir, première ministre, et Moshé Dayan, son ministre de la Défense n’avaient pas respecté le jour du Grand Pardon. Grâce à une source très hautement placée auprès d’Anouar El-Sadate, le chef d’Etat égyptien à l’origine de cette attaque, le Mossad (service de renseignement israélien) avait appris que l’offensive contre Israël aurait lieu le jour de Kippour à 18 heures. Pour ne pas passer pour les agresseurs aux yeux de la planète, les deux dirigeants israéliens avaient choisi de ne pas mener d’attaque préventive. Mauvais calcul. Malgré de nombreuses sources de renseignement, les d i r i g e a n t s israéliens n’ont pas su que Sadate avait avancé son plan à 14 heures.
Tunisie Focus
Il y a 40 ans s’effondrait le mythe de la ligne Bar-Lev
Par Ridha Ben Kacem Publié le 06/10/2013

Lorsque l’on évoque la guerre d’Octobre 1973, on occulte en général, le plus haut fait de l’armée égyptienne, durant cette guerre : le franchissement par l’armée Egyptienne, du mur de Bar-Lev. Selon le témoignage du lieutenant-général Saad El Chazli, relatant les événements de cette guerre dans son livre « The crossing of the Suez », tous les experts militaires occidentaux ayant visité la ligne Bar-Lev l’avaient jugée insurmontable. Insurmontables selon les moyens militaires classiques de l’époque, bien évidemment.La ligne Bar-Lev était une chaîne de fortifications construite par Israël le long de la côte Est du Canal de Suez, après la conquête de la péninsule du Sinaï sur l’Égypte, durant la guerre des Six Jours, en 1967. L’ouvrage, nommé d’après le chef d’état-major israélien Haïm Bar-Lev, était destiné à couvrir un front d’environ 200 km le long du canal.
Il était formé de remparts de terre et de sable et de 30 postes en béton espacés de 7 à 10 km implanté sous le sable à un profondeur pouvant résister à des bombes de 500 kg. Les remparts de terre et de sable édifiés par- delà le canal de suez, étaient hauts de 20 à 22 m en moyenne, avec une inclinaison de 45 degrés, en direction du canal, débouchaient ainsi, directement dans l’eau de canal et n’offrant aucune prise pour mettre le pied. Des emplacements pour tanks, pièces d’artillerie, mortiers et fusils mitrailleurs étaient également prévus tout au long de l’ouvrage.En arrière de cette première ligne, les Israéliens avaient placé en deuxième ligne, des dizaines d’unités d’artillerie à long rayon d’action, protégées sous des fortifications blindées. Plus loin encore et en troisième ligne, étaient installées des bases où étaient entreposées les armes et équipements pour les brigades de réserve qui pouvaient être mobilisées en 24 heures, en cas de tentative de franchissement du canal. Au cas où les Égyptiens devaient tenter de franchir le canal, la principale tâche des garnisons israéliennes étaient de donner l’alerte à l’Etat-major et de diriger le feu de l’artillerie lourde des batteries placées en arrière, sur l’autre rive du canal, pour y fixer et détruire les forces Egyptiennes.








