Par : Samir Abdel-Ghany





Au quartier de Zamalek, « la mer d’argent » de l’artiste Adel Moustafa a ouvert les portes de l’imagination. Moustafa est originaire d’Alexandrie. Il a déjà vécu dans la même région que Seif, AdhamWanli, Esmat Dawstachi, Farouk Wahba et Sarwat Al-Bahr, et bien évidemment le grandissime Mahmoud Saïd. Il a partagé avec eux tous les paysages alexandrins : le ciel et la mer.
C’est autour de sa dernière exposition, de son thème et de ses couleurs radieuses dans un monde de plus en plus sombre que je l’ai interviewé. « L’expérience de la « mer d’argent » constitue l’une des séries de mon expérience artistique qui dépend grandement sur un nouvel univers imaginaire. Je me suis élancé de notre monde non pas pour le reproduire. Mon univers est fantaisiste, rêveur, jovial et beau. Et, les tableaux créeront une sorte de sortie à l’abri des problèmes quotidiens de la vie, de la pression de notre époque avec toutes ses crises successives.
L’art a ici un problème bien plus grand que d’être un simple décor », a-t-il dit. Et l’artiste de renchérir : « Le vrai art est l’art sincère qui exprime aussi bien l’artiste que son entourage. Et, la façon de s’exprimer peut-être une cristallisation de la réalité telle qu’elle est ou encore un univers imaginaire rêveur. L’essentiel c’est la sincérité. S’exprimer sincèrement et sans exagération, c’est le mot de passe. Un artiste qui manipule bien ses outils avec performance et exprime bien ses idées est le véritable artiste ». Il a ajouté : « Le moteur de mon expérience artistique est entre vos mains, c’est l’espace et le temps. La mer, les navires, les fleurs, les guignols sont toujours omniprésents et se mêlent à mon imaginaire et mes rêves pour créer un monde imaginaire souhaité ». Autour du choix des couleurs, Moustafa a dit : « Le choix des couleurs se fait en fonction des émotions exprimées. Parfois, les couleurs sont vivantes et d’autres fois, une seule couleur domine la toile.
Certaines sont pâles, et floues, d’autres neutres et parfois rebelles. Ces symphonies de couleurs ont été marquées par l’éclat de la mer, un éclat qui prend la couleur de l’argent et de l’or. En tant qu’artiste, j’ai cherché à transposer le reflet des rayons du soleil sur la mer à Alexandrie. Et, le format des tableaux est également varié. Il y a un tableau quasimural et d’autres petits tableaux sous forme de petits carrés ». Quant au point commun à tous les tableaux de l’artiste, c’est la jovialité des thèmes et des couleurs. Mais, il y a aussi des visages, des histoires, des personnages, des sentiments. Et, les personnages sont surtout inspirés des guignols. En tout cas, la mer d’argent créé un état de jovialité, d’imagination et bien d’autres sentiments. J’invite tout le monde à se rendre à la salle de Zamalek pour découvrir cet art à la fois subtil et jovial.





