Par Yasser Abdallah
Dr Maya Morsy, ministre de la Solidarité sociale et présidente du Bureau exécutif du Conseil des ministres arabes des Affaires sociales, a assisté à l’événement de haut niveau consacré à « la mise en œuvre de la stratégie du Sommet arabe pour la promotion du bénévolat ».
L’événement s’est déroulé en présence du ministre plénipotentiaire Tariq Nabil Al-Nabulsi, directeur du département du développement et des politiques sociales à la Ligue des États arabes, de Mme Cristina Albertin, coordonnatrice résidente par intérim des Nations Unies en Égypte représentant le programme des Volontaires des Nations Unies, de M. Abdullah Al-Muhaidli, secrétaire général de l’Organisation arabe du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge, de Mme Wafa Jreis, cheffe de la délégation du Royaume hachémite de Jordanie — présidence de la 45ᵉ session du Conseil des ministres arabes des Affaires sociales —, de M. Ayman Abdel Mawgoud, sous-secrétaire permanent du ministère de la Solidarité sociale et porte-parole du ministère, ainsi que de Mme Dina El-Serafy, assistante de la ministre de la Solidarité sociale pour la coopération internationale, les relations et les accords internationaux.
La ministre de la Solidarité sociale et présidente du Bureau exécutif a souhaité la bienvenue aux participants des pays arabes frères dans leur seconde patrie, la République arabe d’Égypte. Elle a adressé ses remerciements à la Ligue des États arabes (Secrétariat technique du Conseil des ministres arabes des Affaires sociales) et aux partenaires des Volontaires des Nations Unies pour l’organisation de cet important événement.
Dr Maya Morsy a souligné que la stratégie arabe pour la promotion du bénévolat constitue un document stratégique dont elle espère le lancement effectif ainsi que l’élaboration d’un plan d’action opérationnel. Elle a insisté sur le fait que le monde arabe dispose de tous les atouts nécessaires : un cadre législatif, la valorisation du bénévolat, la transformation numérique, la mesure de l’impact, ainsi que la capacité de réponse aux crises, aux catastrophes et à la gestion des urgences.
À cela s’ajoutent des facteurs essentiels tels que la volonté politique et le soutien institutionnel, la clarté des rôles et des responsabilités, la bonne gouvernance, un climat de confiance, la pérennité des ressources et du financement, ainsi que la flexibilité et l’attractivité des opportunités de bénévolat pour toutes les tranches d’âge.
Elle a indiqué que le bénévolat est une composante essentielle de la culture des sociétés avancées et une noble valeur humaine reflétant la prise de conscience des individus quant à leur responsabilité envers la société.
C’est un indicateur réel de la vitalité d’une communauté et de sa capacité à donner sans compter, s’inscrivant dans le prolongement direct des préceptes des religions célestes qui incitent à la solidarité, à la coopération et à l’entraide sans attente de contrepartie.
La ministre a précisé que le bénévolat en Égypte fait partie intégrante de l’identité sociale, incarné par des traditions égyptiennes et des pactes moralement ancrés d’entraide dans les moments de difficulté comme de prospérité — à l’image d’un corps uni dont chaque membre soutient l’autre. Cet héritage s’est forgé au fil de générations de solidarité, de coopération et d’action associative. La société égyptienne a toujours su répondre présent pour apporter son soutien, qu’il s’agisse de nourrir les familles les plus vulnérables, d’aider les malades, de prendre soin des enfants et des personnes âgées, ou d’assister les sinistrés lors des crises et des catastrophes.
Elle a poursuivi : « Cet immense héritage a été renforcé par la conviction du leadership politique égyptien dans les capacités et le potentiel des jeunes, permettant à nos bénévoles d’intégrer la structure exécutive des programmes et initiatives de l’Égypte.
Le Croissant-Rouge égyptien figure en tête des modèles qui incarnent cette réalité sur le terrain, grâce à un réseau étendu de plus de 75 000 volontaires qui se mobilisent lors des crises et des urgences pour participer aux efforts de secours, d’aide humanitaire, de sensibilisation et de services de santé et communautaires, en Égypte comme à l’étranger.
Durant la crise de Gaza, il a offert un exemple exceptionnel qui a admiré le monde, faisant de l’action humanitaire égyptienne un symbole de responsabilité et de conscience. »
Elle a ajouté que la fondation « Vie décente » (Haya Karima) offre un modèle majeur montrant comment le bénévolat peut se transformer en une force organisée au service du développement à grande échelle.
Les initiatives d’aide alimentaire représentent l’une des manifestations les plus concrètes du bénévolat et du travail associatif en Égypte. Des millions de repas chauds et de cartons de denrées alimentaires ont été distribués durant le mois de Ramadan 2026 et tout au long de l’année à travers diverses initiatives menées en partenariat avec la société civile — telles que «Abwab El-Kheir », les points « El-Mahrousa » et « Ahl El-Kheir », les actions de l’Alliance nationale pour le travail de développement civil, ou encore la cuisine humanitaire de Ramadan du Croissant-Rouge égyptien, avec la participation active de nombreux partenaires et bénévoles à travers toute l’Égypte.
Le bénévolat s’étend également au milieu universitaire via les unités de solidarité sociale, le Fonds de lutte et de traitement de l’addiction, le programme « Mawadda » de préparation au mariage, ainsi que les programmes de sensibilisation et d’action civique, sans oublier le recours annuel aux appelés du service civil dans le cadre d’une expérience visant à intégrer les jeunes dans la société, développer leurs compétences et renforcer leur sens des responsabilités.
La ministre de la Solidarité sociale et présidente du Bureau exécutif a souligné que l’examen des « Meilleures pratiques en matière de bénévolat dans les États membres de la CICA », publié en juillet 2026 en collaboration avec le programme des Volontaires des Nations Unies, confirme que le bénévolat a dépassé le cadre de la simple bienfaisance ou de la contribution individuelle pour devenir un outil stratégique de renforcement de la cohésion sociale, de développement du capital humain, de résilience des communautés et de soutien au développement durable.
La ministre a conclu en soulignant que le monde arabe se trouve face à une opportunité historique, fort de millions de jeunes hommes et femmes, d’une société civile riche d’expériences accumulées, d’institutions humanitaires nationales et arabes solides, ainsi que de technologies capables de relier chaque bénévole à une opportunité, d’organiser les efforts et de faciliter la collecte et l’analyse des données. Nous sommes aujourd’hui au seuil d’une ambition claire : transformer le bénévolat en une action institutionnelle, inclusive pour toutes les catégories sociales, inscrite dans un parcours de participation permanent et constituant une force nationale évolutive.
Elle a rappelé que le monde arabe connaît parfaitement la valeur du bénévolat, porté par une longue histoire de solidarité et d’initiatives communautaires en temps de paix, et plus encore à travers sa réactivité remarquable lors des interventions humanitaires face aux crises récentes dans la région.





