Une équipe de chercheurs égyptiens et européens a pu étudier un atelier d’embaumement datant d’entre 664 à 525 ans avant notre ère et identifier la nature et l’origine de nombreuses substances utilisées pour l’embaumement des momies égyptiennes. S’il est l’un des éléments les plus emblématiques de l’Égypte Antique, le processus de momification des défunts est encore nimbé de mystères. Une étude publiée dans le journal Nature en février dernier par une équipe internationale de chercheurs a pourtant réussi à lever une partie du voile. Pour ce faire, les chercheurs ont eu la chance de pouvoir examiner un atelier d’embaumement datant d’entre 664 à 525 ans avant notre ère, découvert en 2018 par l’équipe du Dr. Ramadan Badry Hussein au sein de la nécropole de Saqqarah. Utilisée sans interruption durant les 3000 ans d’existence de la civilisation égyptienne, Saqqarah est une archive inestimable de l’évolution des techniques d’embaumement au fil des siècles. La nécropole rassemble des tombes et des artefacts de toutes les périodes.





