La radio publique américaine a rapporté vendredi, citant une source qualifiée d’informée, que l’ambassadeur de la Palestine auprès des Organisation des Nations unies, Riyad Mansour, allait retirer sa candidature au poste de vice-président de l’Assemblée générale des Nations unies sous la pression des États-Unis, et qu’il serait remplacé par l’ambassadeur du Liban.
Selon cette source, la délégation palestinienne auprès de l’ONU aurait informé, par l’intermédiaire d’un pays arabe, que Riyad Mansour renoncerait à briguer le poste de vice-président au cours des deux prochaines années, dans une allusion possible à l’attente de la fin du mandat du président américain Donald Trump.
La source, qui a requis l’anonymat, a précisé que cette décision de reporter la candidature pour deux ans n’avait pas encore été officiellement annoncée.
La porte-parole du président de l’Assemblée générale des Nations unies, Lanis Collins, a confirmé que l’État de Palestine avait retiré la candidature de son représentant permanent au poste de vice-président de l’Assemblée générale.
Par ailleurs, une dépêche interne du département d’État américain, consultée par l’agence Reuters, révèle que l’administration Trump aurait menacé d’annuler les visas de la délégation palestinienne auprès de l’ONU si Riyad Mansour refusait de retirer sa candidature.
Selon ce document, les diplomates américains en poste à l’ambassade des États-Unis en Israël ont reçu pour instruction de transmettre un message indiquant que la candidature de Riyad Mansour au poste de vice-président de l’Assemblée générale « alimenterait les tensions » et risquerait de compromettre le plan de paix de Donald Trump pour Gaza.
La note précise également que Washington prévoyait des conséquences diplomatiques si le diplomate palestinien maintenait sa candidature.





