Le ministère palestinien des Affaires étrangères a estimé, samedi, que l’inscription d’Israël sur la « liste de la honte » des Nations unies relative aux violences sexuelles dans les zones de conflit constituait une décision « objective et réaliste ».
Dans un communiqué, le ministère a exprimé son soutien au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, face à ce qu’il a qualifié de tentatives israéliennes d’influencer le rapport onusien plaçant Israël et les autorités d’occupation parmi les États et entités accusés de violences sexuelles dans les conflits armés.
La diplomatie palestinienne a également salué les efforts des Nations unies et de la communauté internationale ayant conduit à ces conclusions.
Le ministère a affirmé qu’Israël et ses institutions officielles et non officielles avaient pratiqué la torture, les violences sexuelles et les viols à l’encontre de Palestiniens dans les territoires occupés, en particulier dans les centres de détention.
Selon le communiqué, Israël aurait utilisé les violences sexuelles comme une arme de guerre, ce qui constituerait un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Le ministère a également dénoncé une politique qu’il juge systématique et à grande échelle, destinée à intimider la population palestinienne et à favoriser son déplacement forcé.
Le ministère palestinien a considéré cette inscription comme le résultat d’un travail diplomatique soutenu, appuyé par une documentation palestinienne et onusienne, ainsi que par de nombreux rapports internationaux et témoignages de victimes palestiniennes ayant fait état de violences à caractère sexuel, de torture et d’autres abus subis durant leur arrestation, leur interrogatoire ou leur détention.
Enfin, la Palestine a appelé la communauté internationale à agir à la lumière des rapports publiés par les Nations unies et d’autres organismes indépendants, en activant les mécanismes de protection du peuple palestinien ainsi que les procédures de reddition de comptes et de responsabilité.





