Les indicateurs de la performance financière de l’exercice 2022/2023 sont bons, en dépit de la conjoncture mondiale défavorable qui s’est traduite par la hausse des prix de la plupart des produits stratégiques, en raison de la perturbation des chaînes d’approvisionnement, a fait savoir le ministre des Finances, Mohamed Maait.
Nous avons réussi à faire reculer le déficit budgétaire de 6,1% en 2021/2022 à 6% par rapport au PIB cette année, et, sans la hausse des taux d’intérêt, la variation des taux de change et les conséquences de l’inflation, ce chiffre aurait été bien meilleur, a indiqué le ministre, dans un communiqué, rapporte la mena.
Le maintien du déficit budgétaire à 6% du PIB, malgré les mutations internationales et les interventions impérieuses qu’elles ont imposées pour en amortir l’impact négatif et pour étendre les réseaux de protection sociale, montre la capacité de l’Etat égyptien à gérer, de manière sage, les finances publiques en profitant de la technologie de pointe dans la gouvernance des recettes et dépenses, a fait savoir le ministre.
L’excédent primaire, pendant l’exercice révolu qui prend fin en juin 2023, a augmenté à 1,63% pour s’établir à 164,3 mds LE, et le ministère des finances a réussi à subvenir aux besoins de tous les secteurs figurant dans le budget, malgré le ralentissement de la croissance mondiale, a dit Maait.
Les investissements financés par le trésor public sont passé à 230,3 mds LE contre 198,5 mds LE en 2021/2022, soit une hausse de 16% alors que les sommes allouées à subvention des produits d’approvisionnement ont progressé et atteint 121,8 mds de LE.
Les dotations affectées aux salaires et aux indemnités, ont crû et atteint 413,7 mds LE alors que celles consacrées aux allocations et aux avantages sociaux sont passé à 442,8 mds LE, a détaillé le ministre.





