L’amour est un chemin sur lequel on marche des deux côtés, mais mon chemin s’est brisé de l’autre côté. La deuxième partie de mon âme a décidé de retourner à l’endroit d’où on est tous venus. Mes sentiments, mes sourires sont enfouis dans l’un des trous de la vie, sans que la moitié de mon cœur ne le sente. Mon cœur s’est transformé en un grand espace de stockage de larmes cachées.
À chaque fois que mes yeux croisaient les tiens, ton regard changeait en des yeux de mépris. Ma vie n’est ni rose ni noire, elle est blanche, et c’était à moi de la colorer. Je ne l’ai pas colorée, j’attendais que Greg, mon amoureux, me la colorie. Je ne crois pas qu’il ait laissé sa vie par sa décision, celle-ci était la mienne.
On était seuls, lui il contemplait la pluie qui descendait comme l’éclair. Je le regardais de loin, mais je n’osais pas m’approcher de lui, car je savais qu’il n’allait pas me regarder. Un orage a éclaté, je n’ai rien senti qu’après avoir vu son sang qui coulait par terre. J’ai mis ma main dans son sang qui coulait par terre, avec un sourire, pour sentir ce qui restait de son odeur. Son sang m’entourait de tous les côtés ; j’ai commencé à remplir mes mains de son sang et à le verser sur tout mon corps, jusqu’à ce que son sang envahisse mon visage et mon corps.
Je me suis approchée de lui, j’ai retiré le couteau que j’avais enfoncé dans son cœur. Je me suis penchée sur lui en disant : « Je t’ai donné ma vie, je t’attendais, mais tu n’es jamais venu ; alors, maintenant, tu es à moi seule. Ton sang coule déjà dans mon cœur, mais, à présent, ton sang m’appartient. »
La sirène de la police s’approchait et a coupé mes mots. Un policier est entré ; je l’ai affronté avec mes cheveux hirsutes, mon visage rouge et le couteau à la main, avec le sang de Greg. Je lui ai dit avec un sourire : « Tu veux me prendre ? Mais non, tu ne pourras pas. Regarde bien le sang qui coule de ce couteau. Ce ne sera pas seulement le sang de Greg, mais le tien aussi, et personne dans cette vie ne pourra me reprendre mon amoureux. »
Je n’ai pas eu le temps d’enfoncer le couteau dans son corps ; j’étais encerclée par 5 ou 6 policiers. Au milieu de ce cercle qui a voulu me prendre, je me suis effondrée par terre en disant : « Prenez le couteau, prenez le reste de ma vie, mais laissez-moi avec son sang sur mon corps. »
Ils m’ont emportée dans une cellule seule où je ne voyais que Greg. Son sang est, jusqu’à maintenant, sur mon corps, et personne dans cette vie ne pourra le laver.
Fin






