Une facture salée, très salée. La première semaine de guerre au Moyen-Orient(nouvelle fenêtre) a coûté aux États-Unis plus de 11,3 milliards de dollars, a révélé mercredi 11 mars le New York Times(nouvelle fenêtre)
, se basant sur un briefing des membres du Congrès par le Pentagone. Le président américain Donald Trump a ordonné le 28 février une onéreuse opération militaire contre l’Iran(nouvelle fenêtre), menée de façon conjointe avec Israël. Une intervention qui nécessite d’importants moyens militaires. Mais le journal précise que ce premier bilan ne prend pas en compte certains coûts, comme le déploiement de troupes ou la mise à disposition de matériel militaire avant les premiers jours de bombardements, selon tf1infio.fr.
Au final, le coût total de l’opération pourrait donc être bien plus élevé que cette première approximation. Plus tôt dans la semaine, le New York Times
et le Washington Post
(nouvelle fenêtre)
avaient donné de premiers éléments sur les dépenses américaines nécessaires pour mener à bien cette guerre. D’après ces articles, des responsables du Pentagone ont déclaré au Congrès qu’environ 5,6 milliards de dollars de munitions(nouvelle fenêtre) avaient été dépensés au cours des deux premiers jours du conflit. Un chiffre déjà bien supérieur aux estimations antérieures fournies par les autorités américaines.
Le site en ligne Iran War Cost Tracker, qui calcule en temps réel le coût de la guerre en Iran pour les États-Unis, affichait jeudi matin vers 9 heures le chiffre de plus de 17 milliards de dollars sur son compteur. Selon cette plateforme, le pays dépense un milliard de dollars par jour. Mais ces estimations ne prennent pas en compte certains frais à long terme, comme la prise en charge des anciens combattants ou les coûts indirects. L’utilisation de certaines des munitions américaines, en particulier des missiles utilisés pour frapper l’Iran, coûte très cher. Guider une bombe planante vers une cible sur le territoire iranien peut ainsi représenter plusieurs milliers de dollars d’investissement partis en fumée à chaque lancement.
Tandis que l’issue du conflit paraît encore lointaine et très incertaine, l’administration Trump prévoit de renforcer encore son arsenal dans les prochains mois. Le 6 mars, après une réunion avec les représentants du secteur de l’armement à la Maison-Blanche, le président américain avait annoncé que les entreprises spécialisées dans ce domaine avaient accepté de quadrupler leur production d’armes sophistiquées.





