L’Égypte s’engage dans une course contre la montre pour accroître sa dépendance à l’égard du dessalement de l’eau de mer comme source principale pour répondre aux besoins des villes côtières et des nouvelles communautés urbaines.
Sa production d’eau dessalée a été multipliée par environ 25 en l’espace de 12 ans, parallèlement à un plan à long terme visant à multiplier par plusieurs fois les capacités actuelles pour atteindre environ 10 millions de mètres cubes par jour d’ici 2050.
Le Premier ministre, le Dr Moustafa Madbouli, a révélé lors de sa visite dans le gouvernorat de Gharbia il y a quelques jours que la production d’eau de mer dessalée en Égypte a atteint environ 2 millions de mètres cubes par jour, contre seulement 80 000 mètres cubes par jour environ en 2014. Cela signifie que les capacités actuelles équivalent à près de 25 fois leur niveau d’il y a 12 ans, rapporte Khas Misr.
Le Premier ministre a expliqué que l’expansion du dessalement intervient dans un contexte de défis liés à la raréfaction de l’eau auxquels l’Égypte est confrontée. Il a souligné que le nouveau développement côtier sur les mer Rouge et Méditerranée repose principalement sur le dessalement de l’eau de mer, plutôt que sur le transport de volumes massifs d’eau du Nil sur de longues distances vers les nouvelles zones de développement.
De 80 000 à deux millions de mètres cubes
Les chiffres reflètent l’ampleur de la transformation qu’a connue l’industrie du dessalement de l’eau en Égypte ces dernières années. En 2014, la capacité produite par les stations de dessalement d’eau de mer ne dépassait pas 80 000 mètres cubes par jour, selon les dernières déclarations du Premier ministre.
En 2026, Dr Madbouli a évoqué des capacités atteignant environ 2 millions de mètres cubes par jour, soit une augmentation de 1,92 million de mètres cubes par jour par rapport à 2014, ce qui équivaut à une croissance d’environ 25 fois.
Les données détaillées du ministère de l’Habitat révèlent que l’Égypte compte actuellement 129 stations de dessalement d’eau de mer opérationnelles, d’une capacité nominale totale d’environ 1,4 million de mètres cubes par jour, tandis que 19 stations supplémentaires sont en cours de réalisation, avec une capacité totale d’environ 687 000 mètres cubes par jour.
En ajoutant les projets en cours de réalisation aux stations existantes, le nombre de stations s’élève à 148 et leur capacité totale dépasse les 2 millions de mètres cubes par jour, ce qui explique le chiffre de deux millions de mètres cubes mentionné par le Premier ministre.





