Pendant des décennies, la pyramide alimentaire américaine a été le symbole d’une orthodoxie nutritionnelle fondée sur les céréales, la modération des graisses et la méfiance envers les produits animaux. En janvier 2026, ce modèle a été officiellement renversé.
La nouvelle pyramide alimentaire publiée par les autorités fédérales américaines place désormais les protéines animales, les produits laitiers entiers et certaines graisses saturées au sommet des aliments à consommer le plus régulièrement. Un basculement historique, à la fois scientifique, culturel et politique.
Présentées à Washington par le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr., ces nouvelles recommandations nutritionnelles rompent avec un demi-siècle de discours officiel. Les céréales complètes, longtemps socle de l’alimentation quotidienne, sont reléguées à l’arrière-plan. À l’inverse, la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers entiers sont désormais encouragés, au même titre que les fruits et légumes.
Le message est clair : il s’agit, selon les mots de Kennedy, de « mettre fin à la guerre contre les graisses saturées » et de recentrer l’alimentation américaine sur des aliments dits réels, plus rassasiants et moins transformés.
Protéines : la nouvelle fondation de l’assiette

Le changement le plus spectaculaire des nouvelles directives réside dans la réhabilitation des protéines, désormais considérées comme la pierre angulaire de chaque repas. Ce n’est plus un simple accompagnement, mais le socle de la nutrition. Ce modèle valorise les sources de haute qualité, qu’elles soient animales comme la viande et les œufs, ou végétales. Fait notable, les légumineuses telles que les lentilles et les haricots quittent la simple catégorie des légumes pour rejoindre celle des protéines.
Les graisses ne sont plus le diable
Pendant plus d’un demi-siècle, les graisses saturées ont été désignées comme principales responsables de l’épidémie de maladies cardiovasculaires. Les nouvelles directives, s’appuyant sur des méta-analyses contemporaines et des études de cohorte à long terme, modifient significativement cette position en reconnaissant que la qualité de la source lipidique prime sur sa structure chimique.
Réduire les glucides
Les anciennes directives américaines recommandaient que 45-65% de l’apport énergétique quotidien provienne des glucides. Cette édition reconnaît officiellement pour la première fois que les personnes souffrant d’insulinorésistance, de diabète de type 2, de syndrome métabolique ou de surpoids peuvent tirer des bénéfices considérables d’une réduction radicale des glucides.
Assaut des aliments ultra transformés
Parmi les passages les plus positivement accueillis, on trouve ceux qui concernent les aliments ultra transformés.
Le document recommande d’éviter les aliments hautement transformés, emballés, préparés, prêts à consommer, salés ou sucrés, tels que les chips, les biscuits et les bonbons.
L’Association médicale américaine a de ce fait salué, par voie de communiqué, des directives qui affirment que l’alimentation est un remède et fournissent des indications claires que patients et médecins peuvent suivre pour améliorer la santé.
Ce n’est pas juste qu’il y a trop de sucre, trop de sel, trop de gras dans les aliments ultra transformés, mais il y a aussi des additifs qui sont néfastes pour la santé. Il y a des émulsifiants, il y a des édulcorants qui ne sont pas très bons pour la santé, pour le microbiome, notamment.
Aux États-Unis, les aliments ultra transformés représentaient 53 % des calories consommées par les adultes d’août 2021 à 2023, selon les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.
Le fast-food pointé du doigt

La consommation régulière de fast-food est mauvaise pour la santé. La malbouffe est souvent associée à l’obésité, aux maladies cardiaques et au diabète, mais peu de gens sont conscients des effets à court terme de la consommation excessive de nourriture industrielle sur le cerveau.
Une étude australienne a démontré que la consommation de fast-food pendant une période de 4 jours avait un impact significatif sur la capacité d’apprentissage et de mémoire. Les sujets testés ont connu une diminution de leur performance dans les tâches de mémoire et de concentration.
Les acides gras polyinsaturés, que l’on retrouve en grande quantité dans la malbouffe, sont particulièrement problématiques pour le cerveau. Ces graisses sont souvent associées à l’inflammation et à la détérioration de la fonction cérébrale. Le fast-food contient souvent des ingrédients artificiels et des additifs qui peuvent également affecter le cerveau.
En outre, la consommation régulière de fast-food peut perturber le microbiote intestinal, qui joue un rôle important dans la santé mentale et physique. Pour ceux qui cherchent à améliorer leur alimentation, il est important de privilégier les aliments frais et entiers plutôt que les aliments transformés et préparés. Les fruits, les légumes, les grains entiers et les protéines maigres devraient être la base de l’alimentation.





