Par Abdel Razek Tawfik
Al-Gomhouriya
Il est tout à fait clair que nous sommes parvenus à une nouvelle phase en Egypte. Phase de maturité, de confiance, de constance, de traversée du danger qui menaçait le pays et des défis qui se sont dressés le long de son chemin. Mais l’Égypte a fait de grands efforts pour posséder à la fois la puissance et la capacité.
L’Etat s’est préoccupé de relever les défis et d’affronter des menaces qui s’attaquaient à sa sécurité nationale ; puis d’adopter la réforme économique et de renforcer la structure de l’Etat. Il s’agissait de réorganiser l’Egypte. Cependant, certains n’ont pas compris qu’il s’agissait de priorités et ont fait appel à des dossiers que le moment n’était pas propice compte tenu des défis et des menaces auxquels le pays était confronté, a souligné Abdel Razek Tawfik dans un article publié par le quotidien Al-Gomhouriya.
Le moment n’était pas propice de discuter de certains dossiers au milieu des défis, des menaces, des processus de réforme. Peut-être à cause d’un manque de maturité politique et d’absence, en ce moment-là, de sécurité et de stabilité. Ce qui a engendré un malentendu ou une absence d’évaluation des conditions de l’Etat.
Timing parfait
Le timing où le Président Abdel Fattah Al-Sissi a appelé à un dialogue national sévère parfait pour deux raisons. La première est que nous avons traversé tant de difficultés et de défis. Les conditions sont plus stables sur les plans politique, économique et sécuritaire. Ainsi nous pouvons nous réunir, ouvrir un dialogue, discuter des dossiers et de la feuille de route de l’avenir. La seconde est que nous sommes confrontés à de nouveaux défis imposés par les conditions mondiales actuelles (…)
Code du statut personnel
En fait, je me suis également arrêté devant deux points. Le premier est l’appel lancé par le Président Al-Sissi aux forces nationales et politiques pour un dialogue national. Le second est l’appel du Président à un dialogue sociétal pour amender le code du statut personnel. L’Etat, le Gouvernement, le Parlement, Al-Azhar, l’Eglise et la société ont été appelés à mettre un terme à 40 ans de souffrance de conflits au sein des tribunaux (…) Une importante question est à poser : pourquoi le Président accorde t-il un tel intérêt aux questions du code du statut personnel et à l’existence de lois qui régissent, équitablement, les différends familiaux ? Il s’agit d’un intérêt génial qui reflète un sens patriotique et humanitaire ainsi qu’une prise de conscience noble attachée à l’intérêt du pays et des citoyens (…)
Parties du dialogue national
De retour au dialogue national, l’Académie nationale de formation a adressé une invitation aux parties concernées. Il s’agit du bloc national, les parties qui s’unissent en faveur de la patrie. Par conséquent, les Frères criminels et mercenaires qui ont trahi la patrie et conspiré contre le pays, ne sont pas invités. Ils sont hors du contexte et loin de toute équation nationale.
Lignes rouges
Quant aux dossiers à discuter lors du dialogue national, il importe de fixer un axe important en traçant les grandes lignes de l’avenir. Il faut fixer des mécanismes qui garantissent la sécurité de l’Etat, fixer des lignes rouges que nulle partie ne franchit en cas de différend.
Concepts clairs
Il importe aussi, lors du dialogue, de préciser des concepts clairs pour nos questions politiques et orientations économiques. Il faut également fixer des priorités économiques. Sans oublier de préciser des concepts clairs concernant les droits de l’Homme, la démocratie, la liberté, les engagements de l’Etat et les responsabilités du citoyen. Nous devons prendre part au dialogue avec un esprit ouvert et un respect réciproque, tout en prenant en considération la particularité des conditions égyptiennes, les exigences de la sécurité nationale, ainsi que les conditions internationales et leur répercussions. (…) Le principe essentiel du dialogue doit être «la patrie ». (…) En fait, nous sommes dans la République du dialogue, l’esprit de famille unie, qui discute de ses problèmes dans le but de l’intérêt public. Le Président n’a pas uniquement appelé au dialogue, il a aussi fixé les principes à travers lesquels nos problèmes doivent être réglés. Il s’agit d’une discussion qui regroupe toutes les parties politiques et sociales. (…)




