Par Walaa El-Assrah
Le projet de développement de la Vallée du Sud “Tochka” est né le 9 janvier 1997 et son parcours a progressé au fil des années, dans l’espoir de l’achever en 2017. Ce projet colossal avait pour but de doubler les terres de la région et de créer 2,8 millions de nouvelles opportunités d’emploi.
Ses pas ont trébuché, et 6 milliards de livres ont été dépensés sans quelque chose en retour et le travail s’était arrêté, l’espoir de l’achever s’était estompé, les sables du désert l’avaient entouré, et il avait commencé à lutter pour sa survie.

Mais l’espoir a été ravivé par le Président Abdel Fattah Al-Sissi en juillet 2014 avec des instructions données au groupe ministériel chargé d’examiner la récupération de 4 millions de feddans d’aller à Tochka. Des directives présidentielles ont été données pour évaluer la situation et développer une vision claire.
Le comité a fait renaître l’espoir et a formulé une vision visant à donner vie au projet et surmonter ses écueils et en faire un bon fleuve qui coule. Le rapport du ministère de l’Agriculture et de la Bonification des terres a révélé l’ampleur du développement agricole qui s’est déroulé sur les terres du projet, qui couvre une superficie de 1,1 million de feddans. Avec la participation de sociétés nationales et d’investissement qui dépendent de l’eau des branches de la station de Tochka et des eaux souterraines, les entreprises nationales ont cultivé 121 794 acres.
La Vallée du Sud a une superficie de 22 680 acres, une entreprise des Émirats Arabes Unis a une superficie de 22 305 acres et une autre entreprise arabe a une superficie de 10 565 acres et elle a été plantée de blé, de pommes de terre, soja, maïs jaune, palmiers et de légumes.
Le ministre de l’Agriculture et de la Bonification des terres, Al-Qosseir, documente ce qui est devenu une réalité et décrit le projet comme une incarnation de la grandeur de la volonté politique du Président Al-Sissi.
Le projet reflète la capacité du Raïs à gérer les grands projets et à construire des modèles plus puissants pour réussir, franchir des obstacles et corriger les projets qui sont restés piégés et ont manqué d’aide et de soutien qui les rendent fructueux et prospères.
Volonté politique
La réalisation et le miracle accomplis, selon lui, ont fait de Tochka l’un des plus importants projets, car c’est l’un des projets agricoles les plus prometteurs qui s’accompagnent d’autres projets, tels que l’élevage, la production de semences, la fabrication agricole, l’industrie des dattes, étant donné qu’il renferme la plus grande ferme de dattes du Moyen-Orient en termes de nombre de palmiers et des meilleurs types de dattes, tels que Medjool et Barhi, et a commencé à produire et à utiliser les dernières méthodes technologiques dans l’agriculture et l’irrigation moderne, en plus des zones plantées de cultures stratégiques, telles que le blé, les légumes, les agrumes et la mangue.
Des expériences ont prouvé que la productivité à Toshka est élevée et de bon augure, et afin d’obtenir les meilleures recherches. En fait, une ville de recherche a été créée pour fournir un soutien technique aux projets qui y sont destinés à devenir un modèle d’agriculture de pointe.
À la lumière de ce que confirme le ministre de l’Agriculture, le projet vise à créer de nouveaux quartiers attractifs pour la population dans lesquels tous les éléments de vie encourageants sont intégrés pour être un espace de vie désirable, où tous ceux qui veulent s’y installer, en particulier les peuples de Haute-Egypte, ont de réelles opportunités d’emploi qui leur ouvrent les portes de la prospérité et du bien-être.
Vision scientifique
Dr Wael Ahmed Abdel Qawi, chef du département des terres du Caire, indique que l’État s’est appuyé sur une vision scientifique et une planification solide pour déterminer les schémas pratiques de culture dans la région, adaptés aux conditions climatiques et à la nature des terres et des ressources en eau disponibles.
La démarche a également été entreprise pour trouver une vision claire du mode de distribution des terres du projet aux petits agriculteurs, investisseurs et grandes entreprises agricoles comme un facteur important pour la réussite du projet et son entrée dans le système des grands projets agricoles nationaux.
Avenir prometteur
Dr Amr Mostafa, ancien doyen de l’agriculture du Caire, estime que c’est la volonté politique qui a relancé le projet de Tochka pour qu’il puisse voir le jour, et qu’une administration consciente a créé une vision claire qui guidera sur la voie. “Tout le nécessaire lui a été fourni. Sans cela, il ne serait pas apparu au grand jour et nous n’aurions pas vu de véritables réalisations qui sont devenues une réalité sur le terrain”, exolique-t-il. Cette volonté politique a pu briser les rochers qui avaient empêché le projet d’atteindre son objectif.
Le travail total d’excavation se chiffre à 15 millions de mètres cubes, durant 13 mois et consommant 3 millions de tonnes de pétards. Tochka tel qu’il était connu dans le passé n’existe plus. Tout a changé sur sa terre.
La totalité du projet est faite selon une vision, une approche scientifique ainsi qu’une série d’étapes qui se lancent dans une course contre la montre.
Dr Achraf Saad Zagloul, directeur de l’unité d’études et de designs aquatiques à l’Université du Caire, un des organismes de recherche participant avec force au projet explique que c’est un des projets nationaux les plus importants pour les récoltes stratégiques.
Le travail s’y effectue d’arrachepied afin d’achever le projet en octobre 2022. Après la transformation de la zone en zone agricole sans précédent de 120 km de long et 70 km de large, tous cultivés de blé avec des dispositifs d’irrigation pivots. Un dispositif par 125 acres, avec un objectif d’augmentation de 3 000 dispositifs d’ici un an. Il y a des points positifs qui incarnent un excellent travail, selon lui, dans le projet de palmiers, qui représente une avancée majeure dans le domaine de sa culture, car la première phase a été plantée sur une superficie de 100 000 acres et une autre phase est en cours de se dessiner comprenant 200 000 acres et s’achève cette année pour atteindre l’objectif de 500 000 acres.
Le projet a donc fait une véritable percée et sérieuse à plusieurs niveaux, afin que l’Égypte réalise ce à quoi elle aspire dans le domaine du développement agricole.





