Sous le slogan “Un avenir commence avec une énergie propre”, les universités égyptiennes ont engagé une nouvelle étape pour la rationalisation de la consommation d’électricité. Cette initiative repose sur un plan ambitieux visant à développer la production d’énergie renouvelable propre à travers l’installation de centrales photovoltaïques, tout en renforçant les mesures d’efficacité énergétique au sein des facultés, instituts et bâtiments universitaires. Des politiques ont été élaborées, destinées à rationaliser la consommation énergétique des infrastructures, dans le cadre de l’engagement en faveur du développement durable et de la transition vers des sources d’énergie plus propres.
Dans ce contexte, l’ambassadeur de France au Caire, S.E. Eric Chevallier, a affirmé que la transition écologique et le développement des énergies propres constituent une priorité commune à l’Egypte et à la France. Il a souligné que la question énergétique est étroitement liée à la souveraineté nationale, dans la mesure où la capacité d’un Etat à maîtriser ses sources d’approvisionnement et sa consommation d’énergie renforce son autonomie stratégique et son indépendance décisionnelle. Il a également rappelé que l’énergie demeure un levier essentiel du développement économique, tout en jouant un rôle déterminant dans la lutte contre les effets du changement climatique.
Dans un entretien accordé à l’émission “Mal wa Aamal” (Argent et Affaires), sur la chaîne Extra News, l’ambassadeur de France a indiqué que son pays et ses entreprises sont fortement engagées dans la coopération avec l’Egypte en matière de transition vers les énergies vertes et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Selon lui, cette coopération couvre plusieurs domaines stratégiques, notamment l’énergie éolienne, l’énergie solaire et la production d’hydrogène vert. Il a estimé que l’Égypte dispose d’atouts exceptionnels pour s’imposer comme un hub régional de l’énergie verte et de l’hydrogène vert, grâce à l’étendue de son territoire, à l’abondance de son ensoleillement, à la qualité de son potentiel éolien ainsi qu’à sa position géographique privilégiée.
L’ambassadeur a également insisté sur l’importance de l’efficacité énergétique, qu’il considère comme un axe majeur de la coopération franco-égyptienne. Il a expliqué qu’entre 20% et 30% de l’énergie consommée peuvent être perdus en raison du gaspillage dans les bâtiments et les installations industrielles, ce qui alourdit les coûts de production tout en aggravant l’impact environnemental.





