Al-Ahram
Par Sameh Abdallah
Dans un article, récemment publié par “Washington Post”, le président américain Joe Biden, a expliqué que sa visite en Arabie Saoudite et ses rencontres avec les leaders de la région, visaient à faire face aux retombées de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, notamment après la pénurie des alimentations en pétrole et en gaz. L’objectif de Biden ne se réalisera que si l’offre en pétrole et gaz est augmentée, et ce, en appelant les pays producteurs à hausse potentialités pétrolières, à hausser leur production.
Autre objectif, est de mettre un terme à la conjoncture politique instable en Libye, ce qui a négativement influé sur ses exportations pétrolières.
La stabilité de la situation en Libye signifie l’ajout d’1,1 million de barils de pétrole par jour sur les marchés mondiaux. Même taux qui a été obtenu avant le début de la crise politique actuelle. Mais le problème réside dans ces élites politiques libyennes, qui ne travaillent qu’à réaliser leurs intérêts personnels, loin de ceux de l’Etat, en plus de la présence de milices armées liées à des agendas politiques pour l’intérêt des puissances extérieures.
Les slogans levés par les manifestants dans plusieurs villes libyennes au cours de la période passée, incarnent leur insatisfaction quant à la conjoncture et affirment leur appel à la stabilité du pays, et leur désir de voir la sortie des milices, ce qui constitue une démarche positive vers le règlement de la crise actuelle. Biden a dit, dans son article, qu’il discuterait de la situation en Libye, avec les leaders de la région et j’espère qu’il a une vision intégrale à ce propos (étant donné que les Etats-Unis sont la puissance influente sur la situation là-bas), afin de mettre un terme à cette instabilité et de ne pas voir l’affaire se limiter à séparer le dossier du pétrole, loin des crises politiques, pour garantir son affluence, et c’est ce qui intéresse Washington.





