Au cours des années 1940, sous le règne du roi Farouk Ier, le mois de Ramadan revêtait au Palais d’Abdine un caractère à la fois solennel et cérémoniel. L’appel à la prière du Maghreb y était lancé depuis l’intérieur du palais par un muezzin spécialement désigné, parmi lesquels le cheikh Ahmed Moustafa, mentionné en 1942.
Les modalités de l’appel à la prière
L’adhan était proclamé depuis une cour ou un balcon du palais, annonçant officiellement l’heure de la rupture du jeûne aux résidents, aux invités et à la garde royale. Cette pratique conférait à l’instant de l’iftar une dimension à la fois spirituelle et royale, inscrite dans l’étiquette de la cour.
Des rites officiels et symboliques
Le début du Ramadan était précédé d’une vérification officielle de l’apparition du croissant lunaire : le roi dépêchait un représentant auprès du tribunal religieux afin de confirmer l’observation du hilal. Une fois le mois béni proclamé, le palais était illuminé et les rues avoisinantes décorées pour l’occasion.
Dans un souci de respect du caractère sacré du mois, la consommation d’alcool était interdite durant toute la période du Ramadan. Par ailleurs, le souverain adressait un message de félicitations au peuple égyptien, diffusé à la radio, renforçant le lien symbolique entre la monarchie et la nation.





