Lors de sa participation au sommet Sommet Afrique–France à Nairobi, Raafat Hendi a souligné que l’intelligence artificielle est devenue un enjeu stratégique lié à l’avenir des économies, à la souveraineté numérique et à la compétitivité mondiale. Il a affirmé que l’avenir de l’IA en Afrique doit reposer sur une vision africaine commune, des partenariats équilibrés et un accès équitable aux infrastructures numériques avancées afin de soutenir un développement inclusif fondé sur les priorités locales. Il a également insisté sur l’importance de construire des écosystèmes africains d’innovation reliant gouvernements, secteur privé, universités et entrepreneurs, tout en investissant dans les compétences de la jeunesse africaine.
Le ministre a expliqué que l’Afrique connaît une dynamique croissante pour élaborer des politiques nationales et des cadres de gouvernance de l’IA, notamment après l’adoption en 2024 de la stratégie africaine de l’intelligence artificielle par l’Union africaine. Il a mis en avant les efforts de l’Égypte dans le développement d’une IA responsable et souveraine, citant notamment le modèle linguistique arabe « Karnak », ainsi que l’intégration de l’IA dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des services publics. Ces avancées ont permis à l’Égypte de progresser de 14 places dans l’indice mondial de préparation à l’IA en 2025, atteignant la 51e position mondiale.





