Des données du ministère du Plan ont révélé la domination continue des secteurs productifs traditionnels sur la structure de l’économie égyptienne. Parallèlement, on observe une montée en puissance notable des activités liées aux infrastructures, à la construction, au commerce et à la logistique, reflétant directement la vaste phase de restructuration économique que connaît le pays ces dernières années.Selon les données officielles, les secteurs de l’agriculture et de l’industrie accaparent ensemble environ 33 % du PIB égyptien, avec une part de 16,7 % pour l’agriculture et 16,2 % pour l’industrie. Le secteur de la construction arrive en troisième position avec 15,3 %, portant ainsi la contribution totale de ces trois seuls secteurs à plus de 48 % de l’économie égyptienne.
Les secteurs productifs en tête
Cette répartition témoigne de la dépendance continue de l’économie égyptienne vis-à-vis des secteurs réels à forte intensité de main-d’œuvre et de capital, au premier rang desquels figurent l’agriculture, l’industrie manufacturière et le bâtiment, plutôt que de s’appuyer exclusivement sur les activités de services ou financières.Le poids important du secteur agricole est porté par l’expansion des projets de bonification des terres, des cultures sous serres et des industries agroalimentaires, selon Aboutmsr. À cela s’ajoute la croissance des exportations de produits agricoles et alimentaires ces dernières années, maintenant ce secteur parmi les activités économiques les plus importantes du pays.En revanche, la contribution de l’industrie reflète l’expansion continue de l’activité industrielle locale dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la chimie, des matériaux de construction, des industries mécaniques, du textile et de l’électronique. Cette dynamique s’accompagne d’une vague d’investissements industriels, locaux et étrangers, ciblant à la fois le marché intérieur et les marchés d’exportation régionaux.





