Je vais toujours voter mais cette année, c’est passionnant de savoir qui ça va être”, a témoigné Ursula Becker, une électrice de 62 ans à Aix-la-Chapelle, cité rhénane dans l’ouest de l’Allemagne.
Quelque 60,4 millions d’électeurs avaient jusqu’à 18h00 (16h00 GMT) pour élire leurs députés et environ 40% se disaient encore indécis à quelques jours de ce vote crucial pour la première économie européenne, rapporte l’AFP.
Les sociaux-démocrates de l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz devancent légèrement, avec 25%, les conservateurs d’Armin Laschet, crédités de 22 à 23%, un score historiquement bas, selon
d’ultimes sondages.
Le pronostic est encore rendu plus compliqué par la prise en compte du vote par correspondance, privilégié par nombre d’électeurs, dont Angela Merkel. Le chef de l’Etat Frank-Walter Steinmeier a lui déposé son bulletin dimanche matin dans un bureau de Berlin. “Qui vote fait vivre la démocratie”, a déclaré le président social-démocrate, appelant à se rendre aux urnes. Le nom du futur chancelier et la composition de sa probable majorité risquaient ainsi de ne pas être connus dès dimanche soir et de longues tractations seront nécessaires dans les prochains mois pour former le futur attelage au pouvoir. Avec le risque d’entraîner une paralysie européenne jusqu’au premier trimestre 2022. Angela Merkel, 67 ans dont plus de 30 en politique, restera aux commandes durant cette période pour expédier les affaires courantes.
Après s’être tenue à l’écart des joutes électorales, la chancelière a multiplié ces derniers jours les meetings pour soutenir Armin Laschet, en difficulté depuis l’été. L’engagement d’une chancelière dont la popularité reste au zénith suffira-t-il pour empêcher la victoire du SPD ? Rien n’est moins sûr.





