
• Abou El-Enein annonce le lancement d’une nouvelle phase méditerranéenne : du système des aides aux partenariats stratégiques
• L’Égypte mène la barre de la Méditerranée : une nouvelle feuille de route pour le développement et la sécurité régionale
• Sous présidence égyptienne… les réunions méditerranéennes démarrent avec un plan pour raviver « Barcelone » et établir de grands partenariats d’investissement
• Abou El-Enein : l’Égypte est devenue la voix de la stabilité… et la Méditerranée est à l’aube d’une transformation historique
• Sommet méditerranéen au Caire : relancer le moteur du partenariat économique, 30 ans après Barcelone

Les travaux préparatoires intensifs des cinq commissions de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée ont commencé aujourd’hui, vendredi, et sont accueillis par la Chambre des représentants dans le cadre de la présidence égyptienne actuelle de l’Assemblée, présidée par Mohamed Abou El-Enein, vice-président de la Chambre des représentants.
Participent aux réunions les commissions :
• des Affaires politiques et de la sécurité,
• des Affaires économiques et financières et de l’éducation,
• des Droits des femmes,
• de l’Énergie, de l’environnement et de l’eau,
• de l’Amélioration de la qualité de vie et des échanges culturels.
La Chambre accueille également le forum et le sommet principal sous le thème :
« Comment renforcer la coopération économique entre les deux rives de la Méditerranée, à l’occasion du 30ᵉ anniversaire du lancement du Processus de Barcelone », dans le but de soutenir le partenariat économique et sécuritaire entre les pays du Sud et du Nord de la Méditerranée.
Dans des déclarations faites aux journalistes parlementaires avant le début des réunions du Bureau et du Bureau élargi de l’Assemblée, Mohamed Abou El-Enein a affirmé que la région méditerranéenne fait face à une nouvelle phase qui exige « l’activation des capacités et la construction de véritables partenariats économiques et de développement ».
Il a expliqué que les principes du Processus de Barcelone ont établi une base pour renforcer la sécurité et le développement durable, et que l’Union pour la Méditerranée constitue un mécanisme institutionnel pour soutenir cette voie.
Abou El-Enein a indiqué que le processus de coopération euro-méditerranéenne a connu un ralentissement depuis l’époque de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, mais qu’il connaît récemment « un retour fort », avec une conviction croissante de la nécessité de passer de la logique des dons à la logique de l’investissement et des partenariats de développement.
Il a révélé qu’il existe une orientation au sein de la Commission européenne pour créer une entité spécifique chargée d’appliquer les programmes économiques et sociaux, ainsi que pour lancer de vastes programmes de financement incluant l’éducation, l’industrie et l’innovation.
Il a insisté sur l’importance d’adopter des idées non traditionnelles, de créer des projets industriels avancés et de fournir un financement facilitant la création de nouveaux emplois contribuant au développement durable dans les pays méditerranéens.
Il a ajouté que la prochaine phase vise à mettre à jour les objectifs du Processus de Barcelone et à ouvrir de nouveaux horizons d’investissement avec un fort soutien politique, soulignant que les récents mouvements diplomatiques égyptiens — au premier rang desquels les tournées du président Abdel Fattah Al-Sissi — ont contribué à accélérer cette vision, notamment dans les domaines de l’énergie, du climat, de l’éducation, de la santé et du développement économique.
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Reconnaissance internationale croissante du rôle de l’Égypte
Abou El-Enein a salué le rôle de l’Égypte et du président Al-Sissi, affirmant que Le Caire jouit désormais d’un respect international croissant grâce à sa politique équilibrée et à sa vision réaliste des relations internationales.
Il a indiqué que le rôle de l’Égypte dans les questions de sécurité régionale et d’arrêt des conflits renforce sa position régionale et sa capacité à diriger les initiatives de développement dans la région.
Il a également affirmé que les parlements jouent un rôle fondamental dans le suivi de la mise en œuvre des programmes, précisant que les réunions actuelles de l’Assemblée examinent l’évolution des crises au Moyen-Orient et élaborent une feuille de route basée sur les résultats de la conférence de Charm el-Cheikh, qui a apporté des résultats positifs.
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Positions de l’Égypte sur les dossiers de la région
Abou El-Enein a réaffirmé les constantes de la position égyptienne concernant la question palestinienne, en déclarant :
« Pas de déplacement, pas de liquidation de la cause. Et il est temps qu’une position internationale décisive mette fin au génocide. »
Il a souligné la nécessité de revenir aux négociations en préparation de la phase de reconstruction.
Il a également évoqué les dossiers du Soudan, du barrage de la Renaissance, de la Syrie, du Liban et de la Libye, soulignant la baisse des ingérences étrangères et la nécessité que les solutions soient déterminées par la volonté des peuples.
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De la culture de l’aide à la culture de l’investissement
Abou El-Enein a souligné l’importance de passer à un modèle basé sur l’investissement à travers des projets stratégiques dans l’éducation, la santé, l’industrie, l’énergie renouvelable et les industries liées aux minerais rares, en plus de la création d’universités et de centres de production communs.
Il a expliqué que les causes profondes de la migration irrégulière sont économiques, et que sa solution réside dans la création de véritables opportunités d’emploi.
Il a conclu en affirmant que la confiance envers l’Égypte et son leadership politique est en hausse, et que les pays méditerranéens se dirigent vers une coopération plus profonde « parce que les intérêts sont désormais communs », ajoutant que l’Europe — en tant que « continent vieillissant » — a besoin de partenariats de développement fondés sur le travail légal et le bénéfice mutuel avec le Sud de la Méditerranée.





