La grande centrale à charbon de Suralaya en Indonésie et ses épaisses fumées toxiques illustrent les difficultés auxquelles font face les pays d’Asie, aux économies encore fortement dépendantes des énergies fossiles pour réaliser une transition énergétique indispensable pour sauver le climat, rapporte l’AFP. L’Asie-Pacifique compte pour les trois quarts de la consommation globale de charbon, alors même que la région est particulièrement exposée à l’impact du changement climatique avec des niveaux de pollution mortels en Inde ou des vagues de chaleur extrêmes et des feux de forêts en Australie. Les promesses de la Chine et d’autres pays de parvenir à la neutralité carbone suscitent l’espoir d’un futur plus propre, mais la région est engagée dans une transition vers les énergies renouvelables bien trop lente, selon les observateurs “Nous avançons beaucoup plus lentement que l’impact du changement climatique. Nous manquons de temps”, note Tata Mustasya de Greenpeace Indonésie.
Le changement est particulièrement ardu dans la région, l’un des derniers bastions du charbon, l’énergie la plus polluante. Cinq pays d’Asie – la Chine, l’Inde, le Japon, l’Indonésie et le Vietnam – représentent 80% des projets de nouvelles centrales à charbon dans le monde, selon un rapport de Carbon Tracker.





