L’autonomisation de la Femme compte parmi les objectifs de la Vision d’Egypte option 2030. Dans ce but, l’Etat a lancé la Stratégie Nationale pour l’autonomisation de la Femme Egyptienne.
Les démarches de l’autonomisation ont lieu dans les domaines politiques, économique et social.
Vie politique et professionnelle
La représentation de la femme au sein du Parlement a augmenté pour atteindre 27,8 % en 2022 avec 165 sièges, contre 14,9 % en 2016 avec 89 sièges et 1,8 % en 2012 avec 9 sièges. Le nombre de femmes ministres dans le Gouvernement a aussi augmenté de 6% en 2015 à 25% en 2018. Ce taux est le plus élevé jamais enregistré pour les femmes dans le Cabinet égyptien. La représentation de la femme au Sénat est de 13,7% avec 41 sièges en 2022. Le gouvernement égyptien, compte actuellement six femmes chargées de portefeuilles ministériels. Au domaine judicaire, la femme a pu accéder au parquet général. La représentation de la femme dans le système judiciaire a augmenté, atteignant 3 115 femmes juges en 2022. Durant les dernières années, la Femme en Egypte a réussi a accédé à nombreux postes clés. La Femme est devenue conseillère à la sécurité nationale auprès du Président, Cheffe du Tribunal Economique, Gouverneure, Sous-Gouverneur à la Banque Centrale. Outre les postes dans le Parquet général et le Conseil d’État.
Autonomisation Economique
L’un des piliers de l’autonomisation de la Femme est le domaine économique surtout que nombreuses sont responsables de familles. En ce qui concerne les chiffres, le taux de chômage des femmes a enregistré 7% en 2019 ; celui de la participation des femmes au marché du travail a enregistré 18% en 2019. Les femmes propriétaires d’entreprises privées comptent 16 %, et le taux des femmes investisseurs en bourse est de 30%. Pour ce qui est de l’inclusion f inancière, le Conseil National de la Femme (CNF)et la Banque centrale d’Égypte ont signé un protocole pour la renforcer et pour booster les services économiques numériques. L’inclusion vise à encourager les femmes à avoir des comptes bancaires.
D’ailleurs, le ministère de Coopération internationale vise à renforcer l’autonomisation de la Femme via des coopérations avec les partenaires au développent.
Dans ce contexte, l’AFD a mobilisé en faveur de l’Agence de Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises un financement de 50 millions d’euros pour appuyer l’entrepreneuriat féminin en Egypte. Ce financement s’est accompagné d’une assistance technique pour appuyer la mise en œuvre d’une politique volontariste sur le genre et le développement d’une offre f inancière adaptée et diversifiée pour les entreprises détenues par des femmes. Les Femmes étant un segment de population particulièrement vulnérable, elle sont particulièrement affectées par ces enjeux d’insertion dans le marché du travail. Cet appui de l’AFD vise à soutenir l’entrepreneuriat féminin et la création d’opportunités d’emplois pour les femmes. Toujours dans le cadre de la coopération internationale, l’Organisation de la femme arabe a signé un accord de coopération avec la société allemande pour la coopération internationale (GIZ) afin de soutenir l’autonomisation économique et politique de la femme, au l’organisation au Caire. L’accord marque une étape avancée de la coopération régionale avec la société allemande pour la coopération internationale, a déclaré Fadia Kiwan directrice générale de l’Organisation de la femme arabe à l’issue de la signature dudit accord.
Une telle démarche a pour objectif d’établir la relation entre les deux parties sur une base stratégique afin d’accroître l’efficacité et la durabilité des activités mises en œuvre dans la région arabe. D’ailleurs, il existe un accroissement significatif du siège de nombre de femmes chefs d’entreprise. Le taux de femmes entrepreneuses progresse. Il y a une double raison : la baisse de recrutements dans les secteur public et privé ; et encore les responsabilités économiques qu’assument nombreuses femmes. C’est pourquoi certaines d’entre elle, décident de lancer leurs propres affaires afin de gagner leur vie.
Femme et climat
La femme est la première ligne de défense dans la lutte contre les effets du changement climatique, vu sa recherche constante de solutions aux problèmes résultant de ces effets comme les moyens d’accéder à l’eau potable, une meilleure éducation, la santé, les moyens de traiter les déchets, et de fournir un environnement adapté pour la famille. Il faut jeter la lumière sur le rôle de la femme égyptienne dans l’avancement de l’action environnementale et la lutte contre les conséquences du changement climatique. La Femme est capable de faire face aux effets du dérèglement climatique, qui permettra de réaliser un véritable bond en avant dans l’accélération du rythme de l’action climatique.





