
Le ministre de l’Aviation civile, Sameh Al-Hefni, a affirmé que le secteur de l’aviation civile constitue l’un des piliers vitaux et une véritable locomotive du développement global, au regard de l’écosystème qu’il englobe — aéroports, compagnies aériennes, services de navigation aérienne — et des infrastructures modernes qui le soutiennent.
Il a souligné la poursuite des efforts de l’État pour développer les infrastructures, moderniser les systèmes de sûreté et de sécurité, et renforcer les compétences des ressources humaines à travers des programmes continus de formation et de qualification. Ces actions contribuent, a-t-il précisé, au soutien de l’économie nationale, à la relance du tourisme et du commerce, ainsi qu’au renforcement de la connectivité aérienne et de la coopération internationale.

Ces déclarations ont été faites lors de la participation du ministre, à l’invitation du président de l’Autorité du contentieux de l’État, le conseiller Dr Hussein Madkour, à la séance inaugurale du premier congrès international consacré au « cadre juridique des accidents d’aviation, à l’organisation du secteur de l’aviation civile, aux litiges connexes et au rôle de la justice et de l’arbitrage dans leur règlement ».
Le congrès est organisé par le Centre des études judiciaires, de la formation et de la coopération internationale et culturelle de l’Autorité du contentieux de l’État, sous la présidence du conseiller Ahmed Saad, et accueilli par l’Université allemande du Caire, dirigée par le Dr Ashraf Mansour, fondateur et président du Conseil des administrateurs. L’événement s’est tenu en présence d’un large éventail de hauts responsables judiciaires et exécutifs, ainsi que d’experts et de spécialistes en aviation civile, droit international et arbitrage.
Au cours de son intervention, le ministre de l’Aviation civile a rappelé que les accidents aériens — bien que rares — représentent un défi d’une extrême sensibilité, non seulement sur le plan technique, mais également en matière de responsabilités juridiques, de droits des parties, de mécanismes d’enquête, d’indemnisation et de règlement des différends. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les cadres de coopération entre les autorités techniques et réglementaires, d’une part, et les institutions judiciaires et arbitrales, d’autre part.

Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement total du secteur de l’aviation civile en faveur de l’indépendance et de la transparence des enquêtes techniques sur les accidents, menées conformément aux normes internationales reconnues, considérées comme un levier essentiel pour renforcer la sécurité aérienne, prévenir la répétition des incidents et assurer un apprentissage institutionnel durable.
Le ministre a également mis en exergue l’importance du rôle de la justice et de l’arbitrage comme mécanismes efficaces de règlement des litiges aéronautiques, contribuant à l’instauration de la justice, au renforcement de la confiance dans l’environnement d’investissement et à la stabilité de l’industrie aérienne aux niveaux régional et international.
Un master en droit aérien pour former des experts
De son côté, le président de l’Autorité du contentieux de l’État, le conseiller Dr Hussein Madkour, a indiqué que la tenue de ce congrès coïncide avec le 150ᵉ anniversaire de la création de l’Autorité, l’une des plus anciennes institutions judiciaires d’Égypte, pilier de la défense juridique de l’État à l’intérieur comme à l’extérieur, et acteur central de la protection des deniers publics et de la consolidation de l’État de droit.
Il a souligné que les orientations de la direction politique accordent une importance particulière à la formation et au renforcement des capacités, en tant que fondement du développement de la performance institutionnelle, notamment dans les secteurs stratégiques, au premier rang desquels figure l’aviation civile.
Dans le cadre de la vision de l’Autorité visant à investir dans le capital humain, le président a annoncé le lancement d’un programme de master académique en droit de l’aviation civile, en coopération avec la faculté de droit de l’Université d’Ain Shams et le ministère de l’Aviation civile. Cette initiative vise à former des cadres juridiques hautement spécialisés, conformément aux normes internationales les plus récentes.





