La tenue de la 5ème édition du Forum mondial de la jeunesse en Égypte, cette année, sera redirigée – à cause de la conjoncture économique- vers des initiatives alternatives visant à l’entrepreneuriat et au développement des compétences des agriculteurs à atteindre la sécurité alimentaire soient mises en place, selon la CNN. Parmi ces initiatives alternatives, le lancement de la plus grande plateforme de jeunes bénévoles au monde pour aider les pays pauvres et ceux touchés par les guerres, les conflits ou les répercussions climatiques, ainsi qu’à apporter un soutien aux réfugiés et aux immigrants. L’idée du Forum mondial de la jeunesse est venue lorsqu’un groupe de jeunes égyptiens a présenté au président Abdel Fattah Al-Sissi, en avril 2017, une initiative visant à mener un dialogue avec la jeunesse du monde à Charm el-Cheikh. M. Abdel Moneim Imam, secrétaire de la commission économique de la Chambre des représentants et chef du parti de la Justice, a déclaré que l’annulation de la tenue de la cinquième édition du Forum mondial de la jeunesse est plutôt quelque chose de positif à la lumière des répercussions économiques auxquelles nous assistons au moment présent, et envoie un message à toutes les autorités exécutives en Egypte sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques pour sortir de la crise. Il a souligné que l’Etat ne finance pas le coût de l’organisation du forum, mais que ce sont les grandes entreprises et institutions économiques qui parrainent le forum. Toutefois, son report est conforme aux tendances politiques de rationalisation des dépenses. Au début de cette année, le gouvernement égyptien a approuvé un ensemble de décisions visant à rationaliser les dépenses publiques, pour faire face aux répercussions de la crise mondiale actuelle. Ces décisions portent entre autres sur le report de la mise en œuvre de tout nouveau projet financé en dollars, la rationalisation de tous les déplacements des responsables à l’étranger, l’interdiction des dépenses pour les services sociaux et sportifs, ainsi que l’interdiction des dépenses pour la publicité et les cérémonies.





