Rapport rédigé par : Mohamed Moussa

La capitale égyptienne, Le Caire, s’est hissée à la 4ᵉ place mondiale dans la liste des 12 plus belles villes du monde pour l’année 2026, selon un classement international publié par la plateforme mondiale Civitatis, spécialisée dans le tourisme et la réservation d’activités sur le terrain. Le Caire se classe ainsi juste derrière Venise (Italie), Kyoto (Japon) et Le Cap (Afrique du Sud).
Principaux facteurs et raisons de ce classement
Ancienneté et histoire millénaire : La plateforme attribue ce choix à l’héritage civilisational du Caire s’étendant sur des milliers d’années, soulignant que la vue sur la Grande Pyramide de Gizeh — l’une des sept merveilles du monde antique — suffit à illustrer le prestige et la beauté exceptionnelle de la ville.
Richesse culturelle et patrimoniale : Le rapport met en avant la diversité de l’offre culturelle, depuis le Musée égyptien et le Grand Musée égyptien (GEM) abritant les trésors archéologiques les plus rares au monde, jusqu’aux monuments islamiques et coptes historiques. La capitale se distingue également par ses marchés traditionnels animés (tels que Khan el-Khalili), offrant aux visiteurs une expérience vivante du patrimoine culturel et social.
Expériences touristiques phares : La plateforme a mis en lumière les croisières sur le Nil (notamment les dîners-croisières avec spectacles folkloriques) comme l’une des activités les plus demandées par les touristes internationaux.
Top 5 du classement Civitatis 2026
Venise (Italie)
Kyoto (Japon)
Le Cap (Afrique du Sud)
Le Caire (Égypte)
Hoi An (Viêt Nam)
La sélection du Caire représente une opportunité exceptionnelle pour renforcer sa position sur la carte du tourisme international et accroître la rentabilité du secteur.
Pour traduire ce classement en retombées économiques concrètes, plusieurs axes stratégiques peuvent être développés :
Campagnes de marketing international :
Capitaliser sur cette évaluation dans les médias mondiaux et les réseaux sociaux en mettant en avant l’alliance entre histoire et modernité. Inviter de grands créateurs de contenu de voyage pour tester la diversité architecturale et culturelle de la ville.
Tourisme des quartiers historiques et khédiviaux :
Revaloriser des parcours piétons dédiés dans des zones comme le centre-ville , Zamalek et Garden City, avec une signalétique adaptée et des applications intelligentes expliquant l’architecture locale.
Liaisons de transport rapide :
Créer des lignes directes reliant le Grand Musée égyptien (GEM), le Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC) et Le Caire historique (Al-Gamaliya, Al-Mu’izz, Khan el-Khalili).
Tourisme événementiel et hôtellerie de charme:
Organiser des festivals (art, gastronomie, musique) dans des espaces patrimoniaux et encourager la conversion de bâtiments historiques en hôtels-boutiques.
Formation et numérisation : Renforcer les compétences des acteurs du secteur (chauffeurs, artisans, guides) et mettre en place des plateformes numériques pour la billetterie unifiée et les transports.
L’obtention de cette 4ᵉ place confère une responsabilité directe au gouvernorat du Caire, où les décisions exécutives quotidiennes sont cruciales pour pérenniser ce classement.
Le rôle des services locaux se résume en plusieurs axes :
Restauration et harmonie visuelle : Poursuivre la restauration des façades architecturales remarquables (Centre-ville, Garden City, Zamalek) et unifier leurs couleurs.
Lutte contre les empiètements : Traiter le problème de l’occupation illégale de la voie publique autour des sites touristiques (Khan el-Khalili, Attaba, Sayyida Zeinab) et réorganiser les vendeurs ambulants dans des marchés structurés.
Réglementation affichage et propreté : Appliquer des règles strictes sur les panneaux publicitaires pour éviter d’altérer le paysage architectural, accentuer le contrôle de la propreté et aménager les parcs publics (Azbakeya, Al-Andalous).
Infrastructures et transports propres : Améliorer le revêtement des routes, aménager des trottoirs accessibles et coordonner la circulation des bus électriques et des navettes fluviales.
Comité exécutif et gouvernance : Créer une équipe de travail réunissant les districts concernés (Le Caire Ouest, Centre, Abdeen, Vieux-Caire) en coordination avec les ministères du Tourisme et du Développement local.
Encadrement des services traditionnels : Réglementer l’activité des calèches et loueurs de chevaux (tarifs affichés, zones de rassemblement salubres) et mener des campagnes d’implication citoyenne pour renforcer la culture d’accueil des visiteurs.





