En marge de la réunion ministérielle des pays africains leaders dans la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations, Dr Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Émigrés, a reçu ce mercredi 1er avril son homologue gambien, Serigne Modou Njie. Cette rencontre diplomatique a été l’occasion pour les deux responsables de poser les jalons d’une nouvelle phase de partenariat stratégique entre l’Égypte et la Gambie.
Vers une accélération des échanges commerciaux
Saluant la dynamique positive qui caractérise les relations bilatérales, Dr Abdelatty a exprimé la volonté du Caire d’intensifier les échanges commerciaux et d’encourager les investissements croisés. Soulignant l’importance de convoquer la commission mixte dans les plus brefs délais, il a invité le secteur privé égyptien à explorer les opportunités du marché gambien, tout en tirant profit des avantages offerts par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Dans cette optique, l’Égypte a officiellement convié les entreprises gambiennes à participer au forum d’affaires qui se tiendra en juin prochain à El Alamein, lors du sommet de coordination de l’Union africaine.
Un appui technique et industriel au développement
L’Égypte ambitionne de devenir un partenaire clé dans la modernisation des infrastructures gambiennes. Les discussions ont porté sur l’implication des entreprises égyptiennes dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, ainsi que des industries agroalimentaires et pharmaceutiques. Au-delà des projets matériels, Le Caire mise sur le transfert de savoir-faire. Par le biais de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement (EAPD), de nouveaux programmes de formation seront déployés pour les cadres et diplomates gambiens, parallèlement à un renforcement de la coopération universitaire dans les domaines de la médecine et de l’ingénierie.
Sécurité régionale et lutte contre le terrorisme
Le volet sécuritaire a également occupé une place centrale lors de cet entretien, particulièrement concernant l’instabilité dans la région du Sahel. Le ministre égyptien a réitéré l’engagement de son pays à soutenir la paix et le développement sur le continent. À cet égard, l’Égypte s’est dite prête à partager son expertise en matière de lutte antiterroriste en multipliant les sessions de formation pour les cadres militaires et sécuritaires du Sahel. Cette approche, se voulant globale, intègre également une dimension intellectuelle et religieuse portée par l’institution d’Al-Azhar pour contrer les idéologies extrémistes.
Les deux ministres ont conclu leur rencontre en s’accordant sur la nécessité de maintenir une coordination étroite, tant au niveau bilatéral que multilatéral, afin de servir les intérêts communs et de renforcer l’action africaine conjointe.




